La campagne présidentielle 2007 restera dans les mémoires comme celle du procès en sorcellerie fait aux instituts de sondage. Journalistes et politiques s'en sont donnés à coeur joie, souvent avec légèreté, incompétence ou mauvaise foi... et même parfois avec les trois à la fois !
Pourtant, au-delà de la présidentielle 2002, les sondages avaient parfaitement anticipé les résultats des régionales et des européennes de 2004, ainsi que celui du référendum européen de 2005. Mais qu'importe pour les adeptes des théories du complot, version politiquement correcte du Tous pourris !
Avez-vous remarqué que, depuis dimanche soir, la critique s'est tue... :o)
Il faut dire que les dernières vagues des intentions de vote rendues publiques en fin de semaine dernière par les instituts Ipsos, Sofres, Ifop, BVA et LH2 donnaient Nicolas Sarkozy entre 27% et 30% (résultat final : 31,18%), Ségolène Royal entre 23% et 26% (25,87%), François Bayrou entre 17% et 20% (18,57%) et, seul petit hiatus, Jean-Marie Le Pen entre 12,5% et 14% (10,44%).
J'ai volontairement évité de tenir compte du dernier sondage de CSA qui mesurait Nicolas Sarkozy à 26,5%, Ségolène Royal à 1% seulement du candidat de l'UMP (avec 25,5%), Jean-Marie Le Pen à 16,5% et devant François Bayrou à 16%. CSA, dont les courbes ont ressemblé à des montagnes russes durant toute la campagne, a eu visiblement un petit souci méthodologique... :o)))