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jeudi 29 mars 2007

Mon slogan, mon combat

Dans un article titré Les candidats se cherchent en haut de l'affiche, Le Figaro du jour nous rappelle les slogans des douze candidats à la présidentielle.

Nicolas Sarkozy (UMP) : « Ensemble, tout devient possible »

Ségolène Royal (PS) : « La France présidente »

François Bayrou (UDF) : « La France de toutes nos forces »

Jean-Marie Le Pen (FN) : « Votez Le Pen ! »

Olivier Besancenot (LCR) : « Nos vies valent plus que leurs profits »

Marie-George Buffet (PC) : « Une gauche courageuse, ça change la vie »

Gérard Schivardi (PT) : « Le candidat des maires »

José Bové : « Un autre monde est en marche »

Dominique Voynet (Verts) : « La révolution écologique »

Philippe de Villiers (MPF) : « Retrouver la fierté d'être français »

Frédéric Nihous (CPNT) : « La ruralité d'abord »

Arlette Laguiller (LO) : « Arlette Laguiller, qui d'autre peut se dire sincèrement dans le camp des travailleurs ? »

Cela ne mériterait-il pas quelques commentaires ?

Commentaires

La france présidente est une contrepèterie, pour le bonheur de ses détracteurs:

La fente préside rance.

Une petite analyse est faire ici :
http://www.cyberplume.fr/blog/index.php?category/Les-slogans-de-campagne

Avec en prime quelques commentaires sur le style "Alain Hertoghe"
http://www.cyberplume.fr/blog/index.php?q=hertoghe

Ensemble on peut mettre toute la racaille dehors, ensemble on peut passer le karcher sur toute la France, ensemble on peut mettre dans des trains tous les étrangers et tous les français de la 1ere à la 10e génération, comme ça ensemble, entre nous, français de souche, on pourra se marier entre cousins.
Ensemble , entre cousins, on pourra alors fermer nos frontiéres, mettre nos drapeaux à tous les étages et le village gaulois irréductible entouré de barbelés se nourrira de sangliers et de glands.

Et bien sûr ensemble, le soir, au coin du feu, on écoutera nos chansons gauloises que nous chantera notre barde.

Ensemble, n'est-ce pas merveilleux?

Vivement qu'ensemble on se retrouve entre cousins...

Madame Royale a encore fait coulé beaucoup d’encre avec son nouveau slogan « la France Présidente ».
Certains de ses plus virulents détracteurs, n’ont pas raté cette nouvelle occasion de réinterpréter ses propos et de lui porter des coups bas, sans fondement, et purement sexistes.
Invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro, elle s’est pourtant expliquée sur son slogan
« La France présidente, c'est l'idée que c'est la France elle-même qui se remet en mouvement et qui assure sa relève, la France peut reprendre la main et se remettre en mouvement que si tous les Français s'y mettent »
Pour ma part, ce slogan, que l’on juge bon ou pas, reste cohérent compte tenu du contexte des présidentielles mettant ainsi en exergue le pays et la personne qui est impliquée. Le tout finement présenté dans un exercice de style.

Le slogan UMP ne contient pas le mot 'France'

'Ensemble' dit il

C'est qui ensemble ?
Sarko et Hutch ?
C'est qui Hutch ?

Des commentaires sur des slogans creux?

A la limite, celui que je trouve le plus honnête, c'est celui de Le Pen...?!

Au moins, c'est clair... et ce n'est pas du vent.

Il manque le 13e candidat, le seul qui ne promet rien, celui qui dit : "Le vote est immoral ! Voter, c'est choisir son esclavage ! Refusez de voter !"

J'aime bien les slogans de Ségo, Bové et Besancenot, qui "sonnent" bien d'un point de vue littéraire.
Mais à mes yeux le gagnant est Bayrou, dont le slogan éveille vraiment quelque chose. C'est un très beau slogan, avec des accents kennediens, qui donne envie de se retrousser les manches.
Mais je ne voterai quand mêmepas pour lui .

on dirait des slogans faits par un logiciel de façon aléatoire...

Je suis d'accord avec Matozzy, le seul qui soit clair c'est celui de Le Pen : pas de programme, juste un votez pour moi sibyllin.

Ça me rappelle les mots de Métal Urbain :

Elections, piège à cons!
Gauche, droite
Gauche, droite


POur la clarté le slogan de LePen a la palme.

Par contre le slogan "Ensemble tout devient possible" a quelque chose de ... comment dire ... inquiétant , non ?

"Tout devient possible" : le meilleur comme le pire !

C'est le seul slogan ambigue.

D'ailleurs "Tout devient possible" est une impossibilité à moins de vouloir le meilleur et le pire, le bien et le mal, le blanc et le noir ...

C'est un slogan qui ne veut rien dire contrairement aux autres qui ont un sens.

sont t-ils tous sincères ? je ne sais même pas pour qui voter, ils ont tous quelque chose de vrai, mais quoi ? ont-ils pensés à diminuer leurs salaires avant de nous ponctionner un peu plus chaque année, la dernière en date , le service social de mon boulot m'envoie une lettre me demandant de déclarer les 152e que j'ai eu pour la rentrée scolaire de mon enfant, o* allons-nous ? que vont-ils inventer encore ? puis ma banque m'envoie à son tour un document disant de déclarer les 1,52e de mon compte soit-disant rémunéré, j'attend encore des surprises de ce genre les années à venir, après ils nous disent que nous sommes riches!!!! que penser, alors que d'autres en profitent pour se planquer derrière des alloc, des assedics, et autres, attention, je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais franchement, certains en abusent alors que dans les hopitaux des services ferment!!!, et on entend il y a trop de fonctionnaires! c'est juste mal répartis et il en manque j'y travaille je peux le dire, de toute manière on nous ment la sécu, quel est le juste état, nul des concitoyens ne sait!!! je m'arrête car j'ai tant à dire, la France part du mauvais côté!!!

Le slogan de Le Pen est simple certes mais c'est celui qui révèle le plus la sincérité!
J'aimais bien son slogan précédent : "ensemble relevons notre France", y avait de l'espoir!

ensemble tout devient possible. ensemble rien est impossible. ensemble tout de vient impossible. ensemble n'importe quoi devient possible. ensemble n'importe quoi n'est pas impossible.
ensemble n'est pas impossible.impossible n'est pas ensemble.

il y a pire que les slogans... il y a les commentaires des slogans.

Il y a encore pire que les commentaires des slogans :

"Le député UMP, qui participe à la campagne de Nicolas Sarkozy, a été l'objet d'un canular organisé par les Yes Men. Ces activistes ont organisé une interview avec une chaîne américaine fictive. Sommé de prendre ses distances avec le pacte de M. Hulot, qui ferait "peur" au patronat des Etats-Unis, M. Goasguen tient à "rassurer les hommes d'affaires américains". Il souligne que le pacte, qu'il défend, sera mis en place avec un délai. Interrogé sur un faux projet de production de glace contre le réchauffement climatique, il le salue : "Nous ne sommes pas des écologistes qui sommes pour le retour à la nature au pays de mammouths"."
http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-823448,54-890891@51-881387,0.html

ca laisse rêveur ...

Nicolas Sarkozy (UMP) : « Ensemble, tout devient possible » (tout? )

Ségolène Royal (PS) : « La France présidente » (sachant que pour Sego, "La France, c'est moi!", je lis donc "Moi presidente"...)

François Bayrou (UDF) : « La France de toutes nos forces » (c'est joli)

Jean-Marie Le Pen (FN) : « Votez Le Pen ! » (c'est clair, net, et precis)

Olivier Besancenot (LCR) : « Nos vies valent plus que leurs profits » (et NOS profits?)

Marie-George Buffet (PC) : « Une gauche courageuse, ça change la vie » (ca me fait penser a Jospin dans les guignols... Yoyo...)

Gérard Schivardi (PT) : « Le candidat de maires » (et non-pas le candidat DES maires...)

José Bové : « Un autre monde est en marche » (et quel monde! sans commentaires...)

Dominique Voynet (Verts) : « La révolution écologique » (ca fait peur! remarque, ca ferait des caricatures pas mal...)

Philippe de Villiers (MPF) : « Retrouver la fierté d'être français » (moi je ne la perds pas... mais bon, j'habite aux US au milieu des americains, donc c'est pas dur...)

Frédéric Nihous (CPNT) : « La ruralité d'abord » (c'est qui, Nihous? )

Arlette Laguiller (LO) : « Arlette Laguiller, qui d'autre peut se dire sincèrement dans le camp des travailleurs ? » (ca fait 44 ou 45 fois qu'elle se presente?)

Il est intéressant de noter que le mot France est utilisé depuis des décennies dans les slogans des campagnes électorales.

Il faudrait faire un historique de cette utilisation du mot France, ainsi qu’une étude comparative de l’utilisation des noms propres des pays européens dans leurs élections.
On constaterait sans doute que les autres pays européens n’utilisent jamais, ou rarement, le nom du pays pour faire la propagande électorale. En Espagne, un pays ou le centralisme est radicalement absent au profit d’Autonomies et où de surcroit le mot Espagne fût l’apanage et le symbole constant de la dictature franquiste, utiliser le mot Espagne serait considéré comme une provocation. En Allemagne certainement aussi. En 2005 une campagne publicitaire annoncée comme « la plus vaste campagne d'intérêt public de l'histoire de la République fédérale allemande », par conséquent organisée par le gouvernement allemand de l’époque, avait pris pour slogan « Du bist Deutschland ». Le mot Allemagne était repris ici pour la première fois depuis la guerre. Or, une photographie datant de 1932 avait été trouvée dans les archives et diffusée dans le Web, qui montrait la phrase « Den Du bist Deutschland » avec la photographie de Hitler accolée. Il s’agissait d’un slogan du parti nazi. Après ça, la campagne d’État pour redonner du tonus à nos amis allemands avait un peu fait froid dans le dos. Le nationalisme mal engagé ou mal instrumentalisé peut produire des catastrophes…

Or, l’utilisation du mot France dans les campagnes électorales de ce pays n’a jamais fait froid dans le dos à personne. Sans doute il serait utile d’analyser le nationalisme français à la lumière de cette constatation. Et d’analyser sérieusement à quoi a conduit ce nationalisme hérité des révolutionnaires de 1789 à la bataille de Valmy. Un nationalisme français qui directement ou indirectement est responsable de guerres ininterrompues depuis 1870 en Europe. Et il n’est pas imprudent d’affirmer que le plombier polonais a contribué a faire tellement peur à notre Nation que le non à la Constitution européenne ne pouvait qu’y gonfler. Imaginons la France d’après…le plombier polonais.

Le nationalisme français s’ébroue donc dans ces mares électorales depuis déjà l’année 1965 ou de Gaulle lançait : « Pour le succès de la France ». A quoi répondait le slogan de Mitterrand : « Un Président jeune pour une République moderne ». Sans doute trop jeune encore…et pas assez respectueux des vieux. Lecanuet, le centriste de l’époque, semblait confondre, sinon fondre, ces deux slogans en un seul avec son : « Un homme neuf pour une France qui marche ». Trop flambant neuf avec ses dents trop blanches… l’émail trop brillant sans doute.

Pompidou en 1969, patelin et nonchalant, pour bien accentuer le retour à la normalisation, annonçait : « Avec la France pour les français ». La France toujours, les français encore, peut-être pour rappeler que le parti de l’étranger n’était pas loin. Alain Poher, en manque d’imagination dirait-on, se contentait de, « Un Président pour tous les français ». Les français comme on voit on bon dos et le bois bien résistant depuis qu’on le lui caresse.

En 1974, Chaban-Delmas ose, alors que nous sommes en pleine normalisation et coma brejnévien, « Pour une nouvelle société ». Le pauvre… il a foutu la trouille même à la ligue communiste. Mitterrand, emporté dans des envolées lyriques et d’une longueur qu’on ne voyait plus que du coté des Guermantes, affirme « La seule idée de la droite, garder le pouvoir. Mon premier projet, vous le rendre. » Trop long… trop idéologique. Giscard se contentait d’un, « Le Président de tous les français ». Devinez qui l’a emporté…

Je zappe sur 1981, tout le monde connait « La force tranquille ». Un coup de génie d’un publicitaire, exemple d’exception qui confirme la règle.

Une règle que Chirac va reprendre dare-dare avec son « Nous irons plus loin ensemble », en 1988. Il n’a pas été bien loin, Mitterrand l’attendait au coin de la rue avec « Génération Mitterrand » et le coup de bambou final, « La France unie ». Un ko magistral…

Depuis cette date Chirac n’a plus cessé d’utiliser le mot "ensemble" dans ses campagnes. 1995 : »La France pour tous : bâtissons-là ensemble ». 2002 : « La France en grand, la France ensemble ». Dans ce dernier slogan l’inflation du mot France est évidente à moins d’être aveugles… Mais déjà ses concurrents à notre représentant de commerce national l’utilisaient sans vergogne ni retenue aucune : « Croire en la France » pour Balladur, « Présider autrement pour une France plus juste » pour Jospin, « Pour faire enfin bouger la France » de Madelin, « La République, force de la France » de Chevènement, « Une force pour la France » du fasciste Le Pen. La France est ici à toutes les sauces, sauf pour Arlette « Toujours le camp des travailleurs », et la LCR, avec toujours « Nos vies valent plus que leurs profits ».

En 2002 on peut dire qu’on avait enfin atteint le sommet de la montagne France dont l’escalade nationaliste entreprise dés le XIXe siècle se terminait par l’apothéose de Le Pen au 2e tour, en plein début du XXIe. Joli final…feu d’artifice et acmé éblouissant.

Nous voici en 2007, le XXI e siècle bien entamé, avec deux constatations. La première, que le mot France et français sont toujours utilisés. La deuxième, que le mot « ensemble » débité par Chirac depuis 1988 a été repris par…son héritier. Sarkozy paye sa dette à l’égard de son mentor et maître.
Ensemble tout devient possible… Il veut certainement dire entre français tout devient possible.
Nationalisme, quand tu nous tiens…

Méditons sur ce slogan électoral du Front Populaire en 1936, « Pain, Paix, Liberté », et celui de Saint-Just : « Le bonheur, une idée neuve en Europe ».

Jetez un œil sur ceci : http://www.webjam.com/juanes/wwwwebjamcomalmazcara/

A Sito,

n'oublions pas non plus que le front populaire nous a donné la pantalonade de Daladier en 1938 à Munich et la déculottée magistrale de 1940. Pendant que les allemands réarmaient à outrance, nous batifolions dans les champs à la lumière radieuse des CP et "Pain, Paix, Liberté" devient "Travail, Famille, Patrie" ..... A suivre donc. Ce qui n'enlèves rien à la qualité de ton post au demeurant toujours intelligement écrit même si parfois nous ne partageons pas les mêmes idées.

A Sito,

je viens de voir ton blog et les caricatures de Sarkozy ressemblant a ces affiches de la 2 éme guerre mondiale qui avaient vocation de dénicher le juif qui se cachait dans chacun d'entre nous me semblent avoir un relent d'antisionisme primaire.
On dirait une première de couverture d'il est partout.
Dommage d'aborder des signes SS ou un nez crochu et une bouche épaisse pour parler de ses origines juives.

@ Jean-Marc

Personnellement je n'ai vu aucun rapport avec les juifs dans les affiches de Sito?
Pour moi il s'agit uniquement d'une symbolique et d'une mise en image du danger représenté par le nationnalisme à la Sarkozy. Je ne vois pas ce que le sionisme ou les juifs viennent (encore) faire la-dedans?

PS (post scriptum, je précise parce que sur un blog politique... on ne sait jamais ;) :
Gérard Schivardi n'est plus le « candidat des maires ». La justice, saisie par l'Association des maires de France, lui interdit l'utilisation de son slogan
Info du jour, Reuters

Voici un slogan qui ne sonne pas creux :

"J'ai choisi la fraternité" :

J'ai vu des travailleurs immigrés, monsieur Sarkozy, exploités, humiliés, seuls. Seuls face à leur détresse, à leur illettrisme, à leurs droits bafoués. Et vous n'avez rien dit.

J'ai vu des femmes, à travail égal à celui des hommes, être sous-payées et quelques fois harcelées. Et vous n'avez rien fait.

J'ai vu des jeunes, ballottés d'un stage à un autre, entre le chômage, un travail intérimaire, un travail saisonnier et toujours sous-payés. Je vois des retraités, ayant travaillé durement toute une vie, survivre avec un revenu indécent. Et vous n'avez encore rien fait.

Dans ce sud de la France, j'ai aussi rencontré des Harkis, devenus des vieux messieurs oubliés, ignorés, et quelquefois même insultés, à qui on refuse encore aujourd'hui même d'être enterrés dans leur pays natal.
Des travailleurs immigrés, dont les enfants ne veulent plus être exploités, humiliés.
Des femmes qui aspirent à une égalité de salaire. Des jeunes, des chômeurs, des smicards, des gens qui ont cru à vos valeurs et à qui vous avez dit : il faut la rupture, c'est la mondialisation, c'est la crise ; et qui ont pensé qu'une crise c'est passager, comme une crise de nerfs. Et qui ont fini par accepter.
Accepter de devenir flexibles, serviles à souhait. Accepter des salaires indignes, du travail à mi-temps, à tiers-temps, intérimaire, saisonnier, des chèques emploi, des contrats nouvelles embauches. Accepter des stages de remise à niveau, de reconversion, de recherche d'emploi.

On a culpabilisé, perdu confiance en nous-mêmes. Monsieur Sarkozy, vous nous avez demandé de nous intégrer, de nous adapter, de nous assimiler et d'avoir des diplômes. C'est alors que nous avons compris. Compris que notre seule liberté, c'était plus que de la méfiance, c'était la crainte.
De la même manière que vous avez confessé avoir un coeur à gauche, comme tout le monde, et que vous aviez droit à votre pudeur, à mon tour je vous confesse que j'ai peur que vous deveniez président de la République, peur pour mon pays, peur pour nos droits sociaux, peur pour nos salaires, peur pour tous les plus faibles et les plus démunis, peur surtout pour nos libertés.
Quand on a un coeur, on ne dit pas «aimez-la ou quittez-la», on ne dit pas à des travailleurs qui gagnent, durement, 1 000 euros par mois, «travaillez plus pour gagner plus». Monsieur Sarkozy, allez demander aux caissières des supermarchés, dont les actionnaires sont largement bénéficiaires, si l'argent est équitablement réparti dans notre pays.
Moi, j'ai choisi la fraternité. [...]
Mes parents, d'éducation musulmane, comme dans la majorité des familles musulmanes m'ont enseigné, avec amour, le respect, la fraternité et surtout la dignité. Le respect envers les plus faibles, les plus démunis, ceux dont la société, où l'argent est caution de la respectabilité, a anéanti toute vie possible.
Oui, monsieur Sarkozy, il est difficile et douloureux d'être pauvre.
Malgré tout, je refuse toujours de croire à la fatalité et je crois en mon pays, la France.

Ben Boukhtache, ouvrier agricole, Pézenas (Hérault)

Courrier dans Libération.

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