Ipsos décrypté
Par la rédaction du Nouvel Observateur, 26 octobre-1er novembre 2006
Une équipe s'est infiltrée, pour le compte de Canal+, à Ipsos pour y suivre, jusqu'en mai, les coulisses de la présidentielle. Nous serions, paraît-il, mystérieux et manipulateurs, explique son directeur général Pierre Giacometti. C'est l'occasion d'expliquer clairement et de démystifier le travail d'un institut, de montrer aussi les limites de l'instrument... Assistera-t-on aux échanges avec les politiques ? Peu probable, ce n'est pas leur intérêt.
L'indiscret du Nouvel Obs a ensuite été repris par Jean-Marc Morandini, Fluctuat.net, TVnews, etc.

Bon reportage alors Alain, espérons que vous nous montrerez de vraies coulisses et non celles que IPSOS vous dira de montrer. Miantenant c'est vrai que les sondages disent ce que le commanditaire veut entendre. J'ai souvent travailler à réaliser des audits qui donnaient comme réponses ce que je voulais qu'ils disent ou ce que mon commanditaire voulait entendre, mais pas forcément la réalité des choses .... Faire croire que Le Pen en 2002 avait 12 % des voix pour le voir faire le high score quelques jours plus tard n'est pas à mettre à leur crédit, ni le fait d'avoir porter Balladur en 1995 aux nues pour la raclée monumentale qu'il a prise ensuite. Ce dont les sondeurs ne se rendent pas compte non plus c'est le mensonge que la plupart des sondés leur donnent juste par jeu. Je l'ai fait plusieurs fois, j'ai des personnes de mon entourage qu'ils l'ont fait aussi juste pour s'amuser et mesurer la dérive du sondage publié par rapport à la réalité des faits. Peut être qu'une de vos approches pouraient être de demander aux sondés la part de vérité qu'ils y ont mis ? Intéressant non ?
Rédigé par:Jean-Marc | le mardi 07 novembre 2006 à 17h55
L'art de la question consiste à ce que les réponses induites aillent dans le sens du payeur.
Mais je crois que la partie calcul n'est pas frelatée.
Tout est dans l'art de poser la question.
Et le choix du moment ou on pose la question est important.
Sonder la strate des enseignants sur leur intention de vote au lendemain du vidéogag royal ne peut que sonder l'intention 'coup de sang'.
Ensuite l'instrumentalisation intelligente du sondage peut faire le reste, c'est à dire ce que le sondage ne dit pas.
Rédigé par:personne | le dimanche 12 novembre 2006 à 18h04
Tout est aussi d'en l'art d'y répondre ...
Rédigé par:Jean-Marc | le dimanche 12 novembre 2006 à 19h16
Certes, mais ces dérives sont, elles aussi, inclues dans le calcul.
Je persiste à dire que c'est l'instrumentalisation du sondage qui est l'axe du sondage. Ne vit on pas à l'ère du média ?
Goebbels, journaliste maudit, le maniait déjà les médias ... Quoi de neuf depuis ?
Le pouvoir a changé de main - La propagande demeure, éternelle et terriblement présente
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Goebbels
Rédigé par:personne | le mardi 14 novembre 2006 à 02h16