Sarko, Batman des Français
Pour l'instant, Nicolas Sarkozy n'a aucune raison de regretter sa charge contre les juges qualifiés cette semaine de laxistes et démissionnaires face aux voyous. D'après un sondage Ifop publié ce matin dans Le Figaro, 77 % des Français considèrent que « la justice n’est pas assez sévère avec les jeunes délinquants ». C'est notamment l'avis de 74% des 18-24 ans, les premiers exposés à la violence.
A l'heure actuelle, pour ses concitoyens, ceux des milieux populaires tout particulièrement, seul Sarko à l'étoffe du shérif qui peut vaincre l'insécurité. Et les Français sont d'humeur Père Fouettard : ils sont favorables à une peine plancher pour les multirécidivistes, à un traitement judiciaire indifférencié pour les mineurs et les majeurs, au renforcement des pouvoirs de la police pour rétablir l'ordre dans les Gotham City de l'Hexagone...

D'après une amie qui travaille comme éducatrice dans un centre férmé pour mineurs, toutes les prison qui sont en cours de constructions ou en proget, sont des établissement pour mineurs.
Rédigé par:Jaï | le samedi 23 septembre 2006 à 14h31
Démagogie :
l'art de mener le peuple en s'attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours simpliste, occultant les nuances, dénaturant la vérité.
Source : Wikipedia.
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9magogie
Rédigé par:bernard | le samedi 23 septembre 2006 à 14h51
La Chiraquie n'avait pas vu venir ces 77 % .
Moi je pensais même à 80 % quand j'ai entendu Sarkozy parler de la JUSTICE, avant le sondage.
Je l'avais écrit à RMC qui au même moment tapait sur lui à bras raccourcis . Mais sincèrement fallait pas être grand clerc .
Les grands croche-pieds téléphonés de Chirac sont impuissants contre les petites jambes rusées de Nicolas .
77% c'est un tsunami.
La Chiraquie va se noyer à moins que la GAUCHE UNIE fasse de Jacques C.,qu'elle aime bien au fond, son candidat.
Cette campagne va être passionnante, ne vendons pas quand même la peau de l'ours avant de l'avoir "tué".
Rédigé par:bernn | le samedi 23 septembre 2006 à 16h05
Je m'étonne que dans son programme simpliste de 2002: plus de policiers, plus de surveillance, plus de répression, le gouvernement de M. Chirac n'est pas inclu qu'il faudrait pour y répondre plus de juges, plus de prisons, plus de justice expéditive.
A moins que la récidive ne soit pas le réel problème. Et que le tout répressif ne soit pas une réponse adaptée. Le mal de nos sociétés modernes est plus profond que la présentation manichéenne qu'y en est faite.
Rédigé par:Giganovae | le samedi 23 septembre 2006 à 16h06
"Je m'étonne que dans son programme simpliste de 2002: plus de policiers, plus de surveillance, plus de répression, le gouvernement de M. Chirac n'est pas inclu qu'il faudrait pour y répondre plus de juges, plus de prisons, plus de justice expéditive."
c'était un programme électoral! rien de plus!
NS c'est pareil, il l'ouvre beaucoup mais on se demande où il va trouver les moyens de pour réaliser sa société "idéale" ou idéalisée.
Rédigé par:bernard | le samedi 23 septembre 2006 à 17h37
pas mal la métaphore sur Gotham city, mais alors qui est le Jocker ?
Rédigé par:patrickcorbin | le samedi 23 septembre 2006 à 18h36
"Je m'étonne que dans son programme simpliste de 2002: plus de policiers, plus de surveillance, plus de répression, le gouvernement de M. Chirac n'est pas inclu qu'il faudrait pour y répondre plus de juges, plus de prisons, plus de justice expéditive."
Ben si la relaxe massive de mineurs multirécidivistes, ou les "convocations à une date ultérieure" ne participe pas d'une justice expéditive, je ne sais pas ce qu'il vous faut. Arrêté le matin, déferré le midi, et libre en fin de journée, moi je dis bravo. Ca c'est de l'expédié.
"A moins que la récidive ne soit pas le réel problème."
Non c'est de l'astiquage de manche, une sornette, une fixette, tout le monde sait cela.
"Et que le tout répressif ne soit pas une réponse adaptée."
Ben justement, c'est le début de la polémique, telle qu'amorcée par le préfet du 93, suivis de 27 collègues, auxquels sont venus s'ajouter des élus de toute tendance du département en question, critiquant entre autres (notamment l'utilisation, l'emploi des forces de l'ordre) le manque de sévérité de la justice, de trop nombreuses relaxes, et autres convocations à une date ultérieure, c'est-à-dire tout sauf du "tout répressif" pour le moins démenti par cette démarche.
Difficulté à comprendre le réel, refus du réel, ou préférez-vous vos propres histoires à celles dont nous parlons ?
C'est souvent le cas dans certains milieux, et dans certaines têtes que de vouloir absolument faire coller la réalité aux théories et phrases toutes faites, plutôt que l'inverse.
Rédigé par:Matéo | le samedi 23 septembre 2006 à 21h15
"justice expéditive"
Eh ouais , c'est qu'il faut écluser avant d'être irrémédiablement enseveli sous les M3 de dossiers.
Rédigé par:bernard | le samedi 23 septembre 2006 à 21h23
"justice expéditive"
Eh ouais , c'est qu'il faut écluser avant d'être irrémédiablement enseveli sous les M3 de dossiers.
Est-ce à dire que "relaxes" et "convocation à une date ultérieure", dénoncés par préfets et élus du 93, ne résulteraient que des m3 à écluser ?
Dans ce cas, "expédier" pour cause de m3 pourrait aussi consister à mettre sous écrou à tour de bras ?
Rappelons pour en revenir aux faits que les préfets (27) sont ceux des départements où les "infractions portant atteinte aux personnes" ont progressé de + de 10 %.
Etant entendu également que le chiffre de ces infractions a progressé de 16.89 % entre 2002 et 2005, et que cette progression a été constante depuis 1972.
...Au fait les chiffres que je cite sur "Sarko, agitateur de passion" ou sur le blog de Dupin "trois calculs", pour vous Bernard, truqués ou pas truqués ?
Truqués évidemment, hein ?
Rédigé par:Matéo | le samedi 23 septembre 2006 à 21h36
Eh oui mon cher Matéo, les juges ne peuvent répondre en demi journée à l'avenir à donner à une personne.
Même pressés qu'ils sont, par les décrets de loi édités par des hommes politiques, de donner un jugement sur un accusé, leurs sensibilités humaines leur interdit d'enfermer à tour de bras.
Certes, vu de notre confortable fauteuil, assis devant notre dernière évolution windows, il paraît simple de juger un délinquant. C'est d'ailleurs ce que nous faisons tous les jours en jugeant, jaugeant, accusant nos voisins collègues et citoyens.
Alors pourquoi, bon sang de bon soir, n'enferment-ils pas ces racailles le lundi à 14H? C'est pourtant simple....
Tout ce que je veux dire ici, c'est que la droite nous à vendu un programme basé sur l'insécurité, et nous constatons que leurs méthodes ont échouées. Remettre ses échecs sur les juges, c'est non seulement un acte puéril mais tout autant dangereux. La justice est relativement indépendante et c'est le fondement de la démocratie.
A moins que vous préfériez le style "judge dread".
Je voudrais aussi mettre le doigt sur ce que vous dites:
"Ben justement, c'est le début de la polémique, telle qu'amorcée par le préfet du 93, suivis de 27 collègues, auxquels sont venus s'ajouter des élus de toute tendance du département en question, critiquant entre autres (notamment l'utilisation, l'emploi des forces de l'ordre) le manque de sévérité de la justice, de trop nombreuses relaxes, et autres convocations à une date ultérieure, c'est-à-dire tout sauf du "tout répressif" pour le moins démenti par cette démarche."
Ce qui se passe en ce moment c'est une manoeuvre politicienne émanant de notre président, dans le seul but de déstabiliser M. Sarkozy. Ainsi ces préfets ne remettent pas en cause le système juduiciaire, seul M. Sarkozy et ses proches le font pour se défendre.
Enfin M. Matéo, votre d'où tirez vous votre réalité? Pensez vous que votre réel soit mon réel?
Vous vous basez sur des déclarations, des chiffres. Mais ces chiffres vous les trouvez en plein scandale. Si vous vous étiez penché sur le sujet en dehors des passions vous auriez certainement une autre perception de la réalité.
Rédigé par:Giganovae | le dimanche 24 septembre 2006 à 00h40
Ce ne sont pas les juges qui votent les lois, mais l'Assemblée Nationale.
Critiquer les juges est ridicule, si l'on est pas content il faut changer les lois !
Dans ce cas de figure c'est pas gagné, puisque les lois ont l'avantage de favoriser les politiciens véreux ainsi que de les protéger jusuqu'à préscritpion, cela c'est déjà vu !
Rédigé par:Jaï | le dimanche 24 septembre 2006 à 04h10
@Giganovae
« leurs sensibilités humaines leur interdit d'enfermer à tour de bras »
C’est bien ce dont il est question. Ne vous en déplaise, le rôle assigné aux juges par les institutions est bien de nature répressive. La répression ne consiste pas qu’à brandir la matraque. Les juges ont à leur disposition toute une palette de sanctions graduées, en gros du travail d’intérêt général à la prison, en passant par toute une série d’autres mesures répressives.
« Alors pourquoi, bon sang de bon soir, n'enferment-ils pas ces racailles le lundi à 14H? C'est pourtant simple.... »
Le début de la polémique tient justement au fait que les préfets des 27 départements où les infractions portant atteinte aux personnes ont augmenté de + de 10 %, dénoncent entre AUTRES facteurs, le relaxes trop importantes, et le recours fréquent aux « convocations à une date ultérieure », ce qui accessoirement ne va pas sans poser question quant aux implications vis-à-vis des victimes voyant réapparaître quelques heures après avoir subi des violences, leurs bourreaux.
« Tout ce que je veux dire ici, c'est que la droite nous à vendu un programme basé sur l'insécurité, et nous constatons que leurs méthodes ont échouées. »
Tout est relatif. Les statistiques, qui je sais, ne vous arrangent pas, montrent que la criminalité globale a diminué, que les vols tous confondus ont également diminué, y compris les vols avec violence. En revanche, la société est confrontée à une augmentation continue, année après année des « infractions portant atteinte aux personnes », tendance lourde puisque le point de départ est 1972.
Si la droite s’est effectivement fixé comme objectif de faire reculer ces atteintes à la personne, elle a, il est vrai, échoué. L’orientation de la droite vers une politique dite de « tolérance zéro » ne peut fonctionner que sur l’articulation sans faille de l’action policière et de l’action judiciaire. Si l’un ou l’autre de ces piliers vient à manquer, cela ne peut pas marcher.
Les élus de toutes tendances des communes du 93, ont relayé les déficits et dysfonctionnements de la justice, mais aussi incriminés l’organisation et les méthodes de travail de la police, le déploiement et l’emploi des forces de police. Ces critiques adressées à la police relèvent totalement de la responsabilité de Sarko. Cela me paraît une « vraie » critique, fondée et constructive. Mais en l’espèce, le problème porte quand même sur les déferrements au parquet, suivis, dans le 93, de trop nombreuses relaxe et convocation à date.
« Remettre ses échecs sur les juges, c'est non seulement un acte puéril mais tout autant dangereux. La justice est relativement indépendante et c'est le fondement de la démocratie. »
Demander aux juges du tribunal de Bobigny d’appliquer plus rigoureusement la loi n’est pas demander que le ministère de la justice devienne un secrétariat d’état rattaché au ministère de l’Intérieur. Cette relation d’équivalence est, elle, en effet puéril. Ce qui est cause, c’est une application plus stricte de la loi et des dispositions d’ordre public, dans le cadre juridique de la république, notamment le code pénal et les procédures pénales.
Pour pondérer cette remise en question du travail des juges, le citoyen est en droit de s’interroger sur le cadre juridique dans lequel travaille les juges notamment des tribunaux pour enfants. Celui-ci est défini par l’ordonnance de 1945, soit des dispositions imaginées il y a 60 ans. La question n’est pas tranchée, et appelle le débat républicain. Faut-il la supprimer, faut-il l’aménager, étant entendu que Jean Pierre Rosensweicz a dit qu’elle l’avait été à de nombreuses reprises, ou la maintenir en l’état ?
Vous aurez noté à cette occasion que la corporation n’en a quasiment pas dit un mot, et que les velléités de substituer un nouveau cadre à cette ordonnance n’a pas l’air d’être leur tasse de thé. Sûrement quelque chose à voir avec ce que vous appeliez la « sensibilité ».
« Ce qui se passe en ce moment c'est une manoeuvre politicienne émanant de notre président, dans le seul but de déstabiliser M. Sarkozy. Ainsi ces préfets ne remettent pas en cause le système juduiciaire, seul M. Sarkozy et ses proches le font pour se défendre. »
Comprends pas ! C’est Chirac qui tire les ficelles pour piéger Sarko. Mais comme ce sont des préfets (qui rendent compte à leur ministre) , ils avancent ensemble (Sarko + préfets) non pas « remettre en cause le système judiciaire » mais pour une plus stricte application de la loi. Je ne vois pas en quoi Sarko est "seul" donc et qui sont ces "proches" dont vous parlez. Merci d’éclaircir ce point.
« Enfin M. Matéo, votre d'où tirez vous votre réalité? Pensez vous que votre réel soit mon réel? »
Disons que dans toutes les démocraties qui arrivent à se refonder, à se réformer, à corriger leurs dysfonctionnement, le débat politique tient aux orientations et aux choix politiques, mais en général dans ces démocraties, les adversaires politiques divergent peu sur les constats. Dit autrement, ils tirent des conséquences différentes à partir de constats communs. La difficulté à avancer et faire bouger les choses en France tient à l’apparition de divergences déjà sur les constats. Si cela peut vous aider, entendez par réel, champ phénoménal.
« Vous vous basez sur des déclarations, des chiffres. Mais ces chiffres vous les trouvez en plein scandale. Si vous vous étiez penché sur le sujet en dehors des passions vous auriez certainement une autre perception de la réalité. »
Bah ouais, je recours à ce qui m’est accessible et donné, pas à mes projections sur le monde, ni à mes désirs ou à mes fantasmes manifestes ou latents. Il paraît que cela peut servir le débat citoyen. Et je vous remercie, mais en ce qui me concerne, je regarde de très près ces sources documentaires depuis un certain 21 avril 2002, où comme beaucoup de gens, je me suis mis à flipper et à penser que les républicains de tous bords pouvaient certes diverger sur les méthodes et la nature de l’action politique, mais peut-être pas sur les constats, avec l’exigence de réussir à obtenir des résultats, pour éviter d’avoir un jour émerger dans la société des trucs comme la « préférence nationale ».
Bien à vous.
Rédigé par:Matéo | le dimanche 24 septembre 2006 à 12h06
Les uns et les autres peuvent toujours s'étaler dans des rédactions les plus subtiles, analyser tout les contours du problème en long en large et en travers avec les théories les plus complexes, c'est comme ça que les politiciens nous endorment depuis 30 ans, en donnant l'impression que l'on a affaire à des gens intelligeants et responsables, alors qu'il n'en est rien.
La France à le budget de la justice le plus faible d'Europe, point barre !
A Perpignan, où également les violences envers les personnes ont augmenté de 10%, il y a quelques mois les magistrat on invité des député maires du département à visité le tribunal, dont Jean Paul Alduy (député maire de Perpignan, également Daniel Mach, pour leur montrer les conditions de travail absolument détestables, ainsi qu'une organisation informatique qui a été qualifiée ouvertement comme je cite "les débuts de l'Afrique".
Or le tribunal de Perpignan n'est pas une excéption !
Les déclarations et les effets de manche, ne résistent pas aux fait concrèts, je veux parler que l'on va voter le budjet dans peu de temps, on verra bien les crédits qui seront accordés pour la justice.
Quant à l'augmentation des violences contre les personnes, NS fait ses effets de manche, d'autres convoquent les préfets etc... . Ces gens n'ont absolument rien compris, et continuent de se renvoyer la balle, complètement aveugles aux phénomènes de société, donc incapables de les résoudre.
Sentiment d'impunité, dévellopement d'une forme d'arrogance, généralisation du vandalisme comme sport national qui ne se limite plus à brûler des voitures, mais progressivement se traduit par des agressions de plus en plus fréquentes.
Les émeutes de novembre gérées avec tellement de tacte et douceur, se sont calmées d'elle mêmes, et non pas par l'action des pouvoirs publiques, ont crée dans l'état de droit une brêche de plus en plus béante prèmétant dèsormais la banalisation de toutes les formes d'incivilité.
On débat sur l'intégration des immigrés, ce faux problème, car les immigrés sont très bien intégrés en France, je dirais même que les immigrés les moins bien intégrés sont ceux qui causent le moins de problèmes.
La véritable question est, que fait l'état pour nous débaraser de tout les parasites de la société qui empoisonnent la vie des honnêtes gens ?
Pendant ce temps on donne la parole devant les caméras au lumpenprolétariat, et on s'étale en explications sociales complexes, mais je suis parfaitement bien placé pour connaitre ce qui ce dit hors caméras par dérrière et c'est pas vraiment beau à entendre.
Rédigé par:Jaï | le dimanche 24 septembre 2006 à 15h08
Jai
Vous feriez un bon candidat dans la plus pure tradition populiste.
Référez vous à la défintion de "populiste".
Rédigé par:bernard | le dimanche 24 septembre 2006 à 18h11
@ Mateo
>"L’orientation de la droite vers une politique dite de « tolérance zéro » ne peut fonctionner que sur l’articulation sans faille de l’action policière et de l’action judiciaire. Si l’un ou l’autre de ces piliers vient à manquer, cela ne peut pas marcher.
Les élus de toutes tendances des communes du 93, ont relayé les déficits et dysfonctionnements de la justice, mais aussi incriminés l’organisation et les méthodes de travail de la police, le déploiement et l’emploi des forces de police. Ces critiques adressées à la police relèvent totalement de la responsabilité de Sarko. Cela me paraît une « vraie » critique, fondée et constructive. Mais en l’espèce, le problème porte quand même sur les déferrements au parquet, suivis, dans le 93, de trop nombreuses relaxe et convocation à date."
Vous mettez le doigt là où ça coince. On demande à des fonctionnaires de moins en moins nombreux de faire du chiffre avec toujours moins de moyens.
Sarkozy a sa part de responsabilité mais l'Etat dans son ensemble aussi.
Le constat vaut aussi pour d'autres secteurs (éducation nationale, hopitaux ...)
On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre à savoir toujours moins d'état et de meilleurs services rendus aux citoyens.
Rédigé par:bernard | le dimanche 24 septembre 2006 à 21h01
Oui enfin avant que la machine à propoagande UMP ne tente de faire de l'insécurité un thème majeur de la campagne, un sondage avait montré que l'insécurité n'était pas au centre des préoccupations des français
Voir un sondage de l'ifop 23 mai 2006
http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/reformes.asp
Les réformes les plus urgentes selon ce sondage
Le droit du travail 41 %
L’Education Nationale 25 %
La Justice 22 %
Les institutions de la Vème République 12 %
Tout le problème est de savoir si la droite pervendra en effet début 2006 à provoquer un sentiment d'insécurité tel que ce thême revienne au centre du débat.
Personnellement j'ai très peur qu'une très très petite partie de la police ne se lance dans des provocations dans nos banlieues, fin 2006 en espérant que les jeunes ne se lancent dans une nouvelle révolte...
(je ne vise que les policiers relativement proches de l'extrême droite... et il y en a quant même un certain nombre dans la police)
Rédigé par:Jacques Adam | le lundi 25 septembre 2006 à 11h40
Ce thème sera exploité parceq ue c'est le dada de NS et que çà a bien marché en 2002. Le "sentiment d'insécurité" a été insidueusement insufflé au point que des gens a priori non concerné par "l'insécurité" ont voté FN en 2002. Le Dir de campagne de Chirac avait lui-même avoué qu'ils avaient sciemment surfé sur ce thème parce que c'était porteur de voix. Et çà a marché. Il ne fait aucun doute que NS a bien compris la leçon. Mais il a contre lui son bilan , d'où les contre-feux et autres écrans de fumée qu'il crées en direction des médias (c'est la faute aux juges etc ...).
Les politiques populistes comme NS sont dangereux en ce qu'ils contribuent à créer une société de la peur pour servir leur propre intérêt. Ils contribuent par ailleurs à diviser la société en tapant sur les uns et les autres en fonction de l'actualité, de l'ère du temps et en diffusant des propos démagogiques. Il est vrai que parler de "complexité" n'est pas vendeur, c'est ennuyeux, et le pire c'est que çà n'est pas "porteur de voix".
Rédigé par:bernard | le lundi 25 septembre 2006 à 12h54
Mouais. Eriger le thème de l’insécurité en simple opportunité électorale me paraît au mieux naïf, au pire dangereux. Ce que beaucoup d’entre vous semblent occulter, c’est que si on parle autant de l’insécurité c’est avant tout autre raison parce que NS est ministre de l’Intérieur, qu’actuellement le moindre de ses faits et gestes est épié par une cinquantaine de caméras de ces mêmes médias qui prétendent dénoncer la centralisation médiatique exercée sur les deux principaux présidentiables du moment, et qu’en tant que titulaire du poste il évoque fatalement les problèmes qui y sont liés dans le cadre de ses fonctions. Le problème c’est que chacune de ses déclarations étant interprétée sous l’angle du calcul électoral, la moindre remarque lâchée prend des allures de provocation avec l’angle de vue adéquat.
Du coup, tout le monde dit : "Sarkozy nous entraîne dans la France de la peur, regardez ! Il fait du marketing électoral, l’ignoble." Mais si ces critiques avaient été replacées dans leur contexte, à savoir celui d’un ministre en exercice qui ose s’interroger sur le peu d’adéquation entre les chiffres de la criminalité dans tel département et ceux des sanctions inhérentes, ça aurait fait beaucoup moins de bruit.
Et au final, qui contribue à monter en épingle ce problème de l’insécurité qui, s’il existe, n’est pas la principale préoccupation de Français globalement désireux dans leur majorité de vivre en harmonie avec leurs pairs ? Les média, comme d’hab, qui dissèquent, décortiquent, extrapolent jusqu’au plus petit signe qu’ils pensent stratégique. Il faut savoir critiquer à bon escient. Pour ma part j’essaie de ne pas reprendre le refrain des veaux pour analyser et juger par moi-même de ce qui est critiquable ou non. En l’espèce, et bien que ça lui serve sûrement dans l’optique de la présidentielle, Sarko fait son boulot : la législation qu’il mise en place n’est pas toujours suivie de l’application requise par l’appareil exécutif. Facile après de critiquer un bilan. Pour qu’un programme marche, il faut qu’il soit appliqué, ou il restera une idée pieuse.
Le pire dans tout ça, c’est que je suis obligé de me mettre dans la position du défenseur de Sarko pour envisager la réalité de la situation avec un minimum de lucidité. Mais pour moi qui ne souhaite pas le voir accéder au pouvoir, la critique acharnée et caricaturale n’est que le meilleur moyen de lui faire prendre du poids dans une opinion de plus en plus défiante des idées qu’on veut lui faire avaler dans la presse. Je me permets de rappeler à tout le monde que c’est en diabolisant Chirac que la gauche s’est décrédibilisée dans sa campagne de 2002, lui offrant l’élection sur un plateau d’argent. Je pense que la gauche et d’autres de ses adversaires sont en train de commettre la même erreur avec Sarkozy. L’information a changé, le Français moyen est moins dupe, il ne votera plus forcément pour qui les Guignols lui disent de voter. Accuser de créer la polémique ne suffit plus, on débat trop sur la forme dans ce pays, il est temps de s’intéresser au fond. Mais il est plus facile d’écouter les sirènes lancinantes des média pour tomber dans la facilité du "tous pourris" d’un côté, de l’autre ou des deux selon ses convictions. Sarko a dénoncé un problème de fond, c’est sur le fond qu’il faut lui répondre, tenter de le faire dévier sur un problème de forme ne fera que renforcer sa crédibilité. A mon avis il a encore pris ses ennemis au piège sur ce coup, et grapillé quelques voix, pendant que ses adversaires s'auto-congratulent, pensant l'avoir eu au passage.
Rédigé par:Akira | le lundi 25 septembre 2006 à 16h20
>"Ce que beaucoup d’entre vous semblent occulter, c’est que si on parle autant de l’insécurité c’est avant tout autre raison parce que NS est ministre de l’Intérieur"
Bon, NS n'existerait pas (en tant que ministre de l'Intérieur) l'insécurité , ou plutôt le "sentiment d'insécurité" n'existerait pas.
Concernant NS je pose cette définition de la démagogie qui colle bien au phénomène :
"l'art de mener le peuple en s'attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours simpliste, occultant les nuances, dénaturant la vérité."
Rédigé par:bernard | le lundi 25 septembre 2006 à 17h04
Bernard, je ne nie pas que Sarko tient un discours assez simpliste présentant un opportunisme électoral qu’il ne prend plus la peine de feindre.
Mais là n’est pas le problème : d’une part n’exagérons rien, l’inquiétude liée à l’insécurité ne date pas de l’ère Sarkozy loin s’en faut ; d’autre part la fièvre pré-électorale a incité les média à sortir les propos de leur contexte, qui reste basiquement celui d’un ministre en exercice pointant du doigt ce qui lui paraît être une incohérence.
Et ce que je déplore, c’est que du problème de fond, l’application de la législation au niveau judiciaire, on a immédiatement dévié sur un problème de forme, à savoir l’instrumentalisation par Sarko de la grogne des Français. Dans un tel schéma de traitement de l’information, on est pour moi à la limite du conflit d’intérêt : NS peut-il encore être décemment ministre de l’Intérieur sachant que ses phrases sont toutes vues comme relevant non du ministre, mais du candidat ? Et interprétées en conséquence ? Je ne serais pas loin de répondre non.
J’ai l’impression que la réponse que certains veulent apporter au souci est "tout va bien dans la justice, ce n’est que les remous d’un candidat agité". Raccourci trop simpliste à mon goût, lui aussi. Et j’entends dénoncer le fait que cette propension à noyer le poisson par facilité de ciblage profite à NS plus qu’elle ne lui nuit.
Rédigé par:Akira | le lundi 25 septembre 2006 à 17h24
Akira,
Je vous remercie. Cela fait quelques temps que je me tue à dire en substance la même chose que vous : voir de la "statégie" partout en s' attardant sur des bricoles sans s' attarder sur le fond des choses (il est tellement plus "captivant "de s' échiner à relever les rivalités Chirac/Villepin-Sarkozy) s' apparente à une entreprise de décervellement du bon peuple, à moins que ce ne soit de l' incapacité à dire autre chose.
Pour faire du mauvais esprit, je dirais que, pour les journalistes, ça fait vendre du papier et, pour le PS, ça cache leur misère et leur désarroi.
Ce qui m' horripile, au risque d' apparaitre trés partisan, c' est que tout ce raffut occulte l' intégralité des déclarations de Sarkozy. Si on relit tous ses discours (publics ou publiés) depuis plus d' un an, on voit un propos cohérent et complet qui rend vain les reproches d' improvisation qui lui sont faits.
Il est vrai comme vous le suggérez que le concert de piaillements des "ténors" (?) du PS, par exemple, les fait paraitre encore plus ineptes et insupportables, ce qui fait surement le jeu de Sarkozy.
Tous ceux qui, ici, dénoncent le "marketing politique" et les faux-semblants devraient éviter de reproduire ce niveau de débat.
Rédigé par:Erick | le lundi 25 septembre 2006 à 17h36
Akira
>"NS peut-il encore être décemment ministre de l’Intérieur sachant que ses phrases sont toutes vues comme relevant non du ministre, mais du candidat ? Et interprétées en conséquence ? Je ne serais pas loin de répondre non."
NS a plusieurs casquettes (trop?) et il en joue. Voyez son expédition à New-York et sa poignée de main avec Bush. Etait-il le candidat ou le ministre ou les 2 ? Et les fonds qui lui ont permis de loger dans son hotel de luxe ? d'où venait-il de l'Etat, des caisses de l'UMP ou de ses propres poches ?
Et c'est en tant que ministre de l'Intérieur qu'il s'attaque à la justice sans se soucier de savoir si c'est véritablement un problème de "démission" ou de "laxisme" qui serait à l'oeuvre au TGI de Bobigny (ce que démentent les conclusions d'un audit commandé en 2004 par un certain Villepin).
Tout cela sent le mélange des genres et les petites manoeuvres polititiennes (taclages et Cie).
Rédigé par:bernard | le lundi 25 septembre 2006 à 18h06
Le point de désaccord entre insécurité réelle et sentiment d'insécurité, peut trouver au delà des TF1 et autres Dir de campagne de Chirac, un début d'explication dans les chiffres du Ministère de l'Intérieur, tels que ceux publiés par les services du ministre d'alors, Daniel Vaillant, PS et concernant les deux exercices précédents l'élection :
Criminalité globale (tout condfondu):
1999/2000 : + 5.72
2001/2000 : + 7.69
Vols (tous confondus) :
1999/2000 :+ 3.65 %
2001/2000 :+ 8.04 %
Vols avec violence :
1999/2000 :+1.50 %
2001/2000 :+22.30 %
Infraction portant atteinte aux personnes :
1999/2000 : +9.14 %
2001/2000 : + 9.86 %
Le chiffre 2001/2000 est donc le pourcentage d'évolution constaté au 31/12/2001 (vs 31/12/2000) soit 3 mois et 21 jours avant le premier tour de la présidentielle. Autant dire du frais.
Il n'y a donc pas absence de corrélations, de tels pourcentages d'augmentation ne participent qu'à "un sentiment", il faut bien se dire que c'est du concret, du tangible, du touchable pour pas mal de nos concitoyens.
Si on me le demande, je vous fournis les scores de Le Pen sur les 24 communes du 93. Il arrive en tête, en première position dans 6 communes (25 % des communes) : Aulnay, Aubervilliers, Le Blanc Mesnil, Montfermeil, Drancy et ...(zut oubliée la 6ème, je vous la retrouve) : promis. Les autres résultats sur demande, Matéo pourvoira. Pas de corrélation ???
Par exemple pour les "vols avec violence", c'est 17 000 de plus entre 2001 et 2000. On n'est plus dans le ressenti.
Rédigé par:Matéo | le lundi 25 septembre 2006 à 19h55
La 6ème commune où Le Pen est arrivé en tête au premier tour est Sevran.
La Seine Saint Denis a vu Jospin faire premier sur le département avec 70 757 voix contre 70 326 pour Le Pen. Soit respectivement 17.7 et 17.6 %.
Edifiant, non toujours pas ??
Rédigé par:matéo | le lundi 25 septembre 2006 à 21h05
@ Matéo
Que voulez vous dire mateo ? qu'il y a plus de délinquance qu'il y a 10ans ?
Mais que fait donc la police ? Elle enregistre mieux les plaintes , a appris à remplir plus de grilles dans les classeurs Excel et fait du zèle pour gagner la prime en fin de mois ? Tout cela mobilisant peut-être beaucoup de fonctionnaires qui du coup n'ont plus le temps de faire du terrain, de se montrer plus et laisser des quartiers dans toujours plus de déserrance. Les commissariats sont devenus des machines à enregistrer les plaintes, ils ont l'obligation d'enregistrer toutes les plaintes (çà n'a pas toujours été le cas) . Du coup les chiffres s'en ressentent.
Mais cela veut-il dire qu'il y a aujourd'hui plus de délinquance qu'il y a 10ans ou 20ans ? Et il y a 200ans comment était l'insécurité ? L'insécurité est-elle sortie du chapeau comme çà ? La découvre t-on comme si "à l'époque" elle n'existait pas ?
L'année 2000, qui affichait +5,72 % de délinquance globale, venait après 3années de baisse, en 1995,1996,1997 et deux années de stabilisation, en 1998 (+ 2,06 %) et en 1999 (+ 0,07 %). Il y a eu ensuite la mise en place de la police de proximité et la réforme des commissariats (meilleur acceuil etc ). Cette évolution a crée une dynamique qui a fait que plus les policiers et gendarmes collectent des faits qu'ils ne comptabilisaient pas auparavant, augmentant les indicateurs statistiques. Plus les chiffres augmentent, plus la polémique sur l'insécurité est alimentée.
Finalement les chiffres reflètent plus les variations de l'activité des commissariats que l'évolution de la délinquance. Au maximum ces stats ne révèlent que très partiellement la réalité de la délinquance et de son évolution au cours du temps.
Rédigé par:bernard | le lundi 25 septembre 2006 à 21h18