Débats sans débat
Trois débats télévisés sur les chaînes parlementaires et trois autres devant les militants de trois fédérations du parti : les adhérents socialistes auront l'occasion de regarder et d'écouter les candidats à la primaire du PS avant de faire leur choix, le 16 novembre. Mais ils n'auront pas la chance de les voir et de les entendre... débattre entre eux !
Tactiquement, il était logique que Ségolène Royal, qui fait la course en tête, rechigne à s'exposer. Elle n'a rien à gagner en popularité et tout à perdre dans des débats, alors que sa cote brille au firmament des sondages. Et il était tout aussi logique que ses challengers exigent des rendez-vous télévisés et publics avec les adhérents-électeurs pour se donner des chances de remonter la pente avant le verdict des urnes.
Ségo a dû céder sur le principe, mais elle a obtenu que les prétendants à l'investiture se limitent à répondre à des questions de militants dûment sélectionnées par une commission où siègeront des représentants des différents candidats.
La favorite des sondages a mis en avant un argument qui fait mouche chez beaucoup de socialistes : n'étalons pas nos divisions au grand jour, cela profitera à la droite qui les utilisera contre nous quand viendra l'heure de la campagne présidentielle (la fameuse machine à perdre). Curieux argument, car la zizanie socialiste fait déjà la une des médias depuis des mois. Les différences entre candidats ne pourront qu'apparaître plus fondées et structurées, donc plus légitimes, si elles sont mises en scène au cours de débats plutôt qu'à coup de petites phrases semées aux quatre vents.
Ensuite, pour prendre exemple sur les plus expérimentés en matière de primaires, les Américains, jamais un candidat à la Maison-Blanche n'a perdu une élection parce que la campagne interne à son parti avait été féroce. Et Dieu sait que les primaires démocrates et républicaines sont toujours très disputées (souvenons-nous de la dernière sélection au sein du Parti démocrate, en 2004, entre John Kerry, Howard Dean, etc., ainsi que de la précédente au sein du Parti républicain, en 2000, entre George W. Bush, John McCain, etc.)...
Les adhérents et les sympathisants du PS ont, eux, tout à gagner aux débats, même très cadrés, des prochaines semaines. Autant qu'ils sachent avant l'élection interne du 16 novembre si la plus populaire des candidats socialistes résiste à la contradiction et à la compétition. Car le ou la champion(ne) qu'ils se choisiront devra ensuite tenir le choc face à un certain Nicolas Sarkozy qui, sauf surprise, sera son principal adversaire. Un adversaire d'avance redoutable.
Quant à Mme Royal, si elle est convaincue d'être la meilleure des socialistes pour vaincre Sarko et d'avoir la trempe de remporter et occuper l'Elysée, elle n'a rien à craindre d'un galop d'essai avec ses camarades ennemis. Elle en sortira au contraire plus affûtée et plus musclée pour l'épreuve finale...

Ségolène,c'est du vent !.Dans un débat contradictoire avec DSK ou Fabius,elle s'écroulerait !.Ce qui explique manière " différente " de faire de la politique...
Rédigé par: Largo | le mercredi 27 septembre 2006 à 15h50
On trouve des choses amusantes sur Yahoo!
Ci-dessous extrait d' un article publié à l' instant :
"Le PS a toujours soumis le choix de son champion à l'approbation de ses adhérents, mais une seule primaire a été organisée, en 1995. Elle opposait Lionel Jospin, qui avait remplacé Jacques Delors au pied levé, à Henri Emmanuelli, alors Premier secrétaire du parti. Le premier l'avait emporté avec 66% des voix. La participation avait atteint 75%.
A l'époque, déjà, Ségolène Royal avait envisagé de s'inviter dans la course. Refusant de choisir, elle avait glissé aux militants ce mot, dont certains lui tiennent encore rigueur: "Deux trains fous sont lancés à pleine vitesse l'un contre l'autre", "écartez-vous des voies!""
Je ne connaissais pas la tentation et le "mot" de Ségolène. Faut-il donc s' étonner de ce qui se passe au PS aujourd'hui ?
Toujours sur Yahoo!, publiés également tout à l' heure, deux résumés : un des propositions de tous les candidats PS et un autre à propos de "l' ordre juste" de Ségolène. Y aurait-il une disproportion tendancieuse dans ces rapports ?
Certaines des-dites propositions et parfois leur comparaison ne manquent pas d'un certain sel.
Voir
http://fr.news.yahoo.com/27092006/ps-les-propositions-des-pretendants.html http://fr.news.yahoo.com/27092006:les-cles-de-l-ordre-juste-de-segolene-royal.html
Faut-il là aussi s' étonner des convulsions du PS ?
Rédigé par: Erick | le mercredi 27 septembre 2006 à 15h56
Je ne sais pas si les fameux débats seront trés passionannts et instructifs vu la façon dont ils seront organisés.
Il est un fait que Ségolène aura un peu plus de mal à se réfugier derrière ses défenses favorites ("je ne réponds pas aux attaques personnelles", "je veux éviter les polémiques", voire "ne parlons que de ce qui marche", ...)
Une chose qui pourrait aider à faire la différence, c' est que les mêmes questions soient posées à tous les candidats. Mais, sauf plus ample informé, ça n' a pas l' air d' en prendre le chemin.
Rédigé par: Erick | le mercredi 27 septembre 2006 à 16h05
C’est amusant, les liens que vous proposez Erick ont déjà disparu de Yahoo. Pourtant l’url indique qu’ils sont d’aujourd’hui… Peut-être y verrez-vous une explication logique, pour l’instant la seule que je vois a tendance à me faire sourire.
Quand aux débats à venir ils fleurent bon la tartufferie organisée, en effet. Un bel exercice d’esquive en perspective, au cours duquel on verra (pour la forme, dirais-je) qui est le plus habile à ce petit jeu. En ce qui me concerne, j’ai fait mon pronostic.
Rédigé par: Akira | le mercredi 27 septembre 2006 à 17h33
Je suis un compulsif. Mes tremblements reprennent. Je frémis à l'idée d'assister enfin à ce que j'attends depuis longtemps du côté du PS, le débat, que dis-je l'affrontement qu'ils évitent depuis maintenant 100 ans.
Pour faire court, ce serait chouette s'ils tranchaient enfin dans le dur, entre "radicaux" et "majoritaires", entre "première gauche" et "deuxième gauche", entre "jauréssiens" et "guesdistes".
Le problème est qu'à chaque congrès, ils s'y refusent. Et cela fait maintenant 100 ans que notre parti socialiste français n'en finit plus de rejoindre ces partis frères européens, frères en social-démocratie. Chaque fois, comme au dernier Congrès du Mans, ils tournent autour du pot, et finissent par s'embrasser.
Il y eut la terrible, et si explicite, fracture lors du débat sur le Traité Constitutionnelle pour l'Europe. On la tenait notre scission. Et puis ..rien.
Bien sûr, à ce jeu binaire, rappelant la balle au prisonnier, pas fastoche de distinguer les "majoritaires" entre eux, les Jospin, les DSK, les Hollande, les Royal, les Lang, mais quand même, cela nous permettrait tant d'y voir plus clair. Chez les "radicaux", la chose est plus aisée. Fabius est bien le seul candidat à représenter cette tendance, celle du radicalisme, de l'orthodoxie en socialisme, à l'ancienne. C'est déjà pas mal.
Pour les majoritaires, on préconisera le premier tour du premier tour, où chaque majoritaire viendrait énoncer son supplément d'âme, un peu social démocrate pour Mame Royal, déjà plus pour Jospin, encore beaucoup plus avec DSK. Pour Lang, nous préconiserons un abonnement annuel dans les théâtres parisiens. On pourrait jouer à kiki ki sera le plus proche de la ligne des socialistes au parlement européen, ou kiki ki reprendrait bien à son compte, deux ou trois réformes structurelles menées sur 10 ans ici ou là, et donc kiki ki ne le ferait pas. On obtiendrait ainsi une graduation de chaque candidat dans l'opportunité ou la menace que représenterait la social démocratie moderne d'Europe, et on aurait toujours le choix d'être plus "orthodoxe" en faisant confiance au regain d'anti capitalisme de Fabius.
Non ?
Rédigé par: matéo | le mercredi 27 septembre 2006 à 18h17
Voici les bons liens pour les dépêches proposées par Erick :
http://fr.news.yahoo.com/27092006/5/ps-les-propositions-des-pretendants.html
http://fr.news.yahoo.com/27092006/5/les-cles-de-l-ordre-juste-de-segolene-royal.html
Rédigé par: Hertoghe | le mercredi 27 septembre 2006 à 18h34
ce blog est devenu moribond, cancéreux en phase terminale, bougie fondue pratuiquement éteinte ...
Rédigé par: Le Marcassin | le mercredi 27 septembre 2006 à 23h17
@mateo
Si le PS n'en finit pas de ne pas se décider de la voie à prendre, c'est peut-être qu'ils savent qu'une décision franche signifierait une scission. Et donc une division et des voix. Et un nouveau fiasco électoral.
Puisque vous imaginiez le scénario de la dissidence de Fabius, je pense que vous êtes conscient qu’il partirait avec au moins quelques pourcentages de sympathisants PS. Sans pour autant renforcer un autre parti de gauche (PC & Co) qui deviendrait « le » parti de gauche. Le restant du PS n’irait pas pour autant rejoindre le centre droit (Bayrou) pour autant. D’où encore un émiettement à gauche. Avec un fiasco électoral à la présidentiel pour le PS (ce qui ne serait regretté que par ce parti) mais surtout un grand risque de voir à nouveau le FN au 2ème tour.
Cette hypothèse d’un FN à nouveau finaliste serait d’autant plus dramatique pour la démocratie que ce serait la deuxième fois (errare humanum est, sed perseverare diabolicum). Mais surtout le PS – tout persuadé qu’il est qu’il sera obligatoirement au 2ème tour (la leçon du 21 avril n’ayant manifestement pas apporté un peu d’humilité) et affrontera en final NS – le PS donc s’est évertué à diaboliser NS. A le présenter comme un candidat liberticide, fasciste, équivalent à LePen. Si donc il y avait un 2ème tour NS vs LePen (ce qui se produirait vraisemblablement en cas de division au PS), il est à craindre que les militants de gauche ne fassent plus barrage au FN (ben oui, si NS est comme LePen, pourquoi faudrait il voter pour l’un plutôt que pour l’autre).
Un tel éclatement du PS serait donc très risqué. Pour le PS bien sûr, mais pour la démocratie française également.
Rédigé par: Oudeis | le jeudi 28 septembre 2006 à 00h16
Merci Alain pour les bons liens. Je me disais aussi... Et sympathique la nouvelle présentation, ça change.
Bon, Jospin out, ça c'est fait. Pas de débat avec lui donc. Pas fou, le vieux renard. Il a préféré esquiver le coup plutôt qu'encaisser un échec pratiquement écrit d'avance. C'était probablement la décision la plus sage, et ce désistement devrait en appeler d'autres. On va sûrement voir dans les prochains jours l'ex-Premier Ministre lisser considérablement son discours à l'égard de la future investie socialiste. Le début de l'exercice de pommade va commencer...
L'effet du retrait de Jospin peut aussi avoir une influence contraire sur d'autres prétendants qui verraient là une bonne occasion de s'engouffrer dans la brèche. Mais comme l'a bien résumé Oudeis, le pari est risqué. Incarner la division du PS face à la volonté de la majorité signifierait une mort politique pour le responsable en cas de nouvel échec de la gauche, qui serait il est vrai, en soi, dramatique. Cet effet va considérablement jouer en faveur de la préférée des sondages lors des "débats" à venir, dont il serait bon aussi pour la démocratie qu'ils ne soient pas plombés par un consensus frileux. Enfin je dis ça, sans trop y croire, compte tenu des circonstances.
Rédigé par: Akira | le jeudi 28 septembre 2006 à 09h47
Eh bien voilà, Jojo est sorti du panier de crabes.
Les plus déçus seront les frontistes. En effet, le Pen assurait que Jospin serait face à lui au 2d tour.
Côté PS se serait bien que ce départ marque le début d'une phase d'élagage.
Rédigé par: bernard | le jeudi 28 septembre 2006 à 10h30
Le PS sera de toute façon divisé, et son échec programmé sera, non pas trop risqué, mais salvateur pour la démocratie et pour le pays. Il est grand temps de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière. Et cela l'UMPS ne pourra le faire.
GremlinZ64
Rédigé par: GremlinZ64 | le jeudi 28 septembre 2006 à 11h37
Oudeis a raison. Mon petit scénar à deux sous, enfin celui de la dissidence, et à fortiori de la scission, serait synonyme d'échec et probablement une garantie de voir le FN au deuxième tour.
Cependant, abandonnons deux minutes la politique du moment. La vie politique française aurait beaucoup à gagner à moyen terme, d'une séparation consommée des socialistes.
Cela permettrait au 60 % des militants favorable au courant majoritaire de fonder de nouvelles alliances, mais surtout d'offrir une véritable alernative social démocrate à la droite républicaine, à dominante gaulliste.
Ce parti social démocrate pourrait largement rivaliser avec la droite française sur le dynamisme économique, tout en ayant l'objectif de préserver, de moderniser et d'adapter l'état-providence, dont nos systèmes de solidarité.
Nous gagnerions un débat plus "adulte", où les adversaires de la droite pourraient faire montre d'audace en termes d'innovation tant économique que sociale, sans être otages des "orthodoxes" du socialisme de papa.
Ils n'auraient plus ces débats sybillins où se pose encore la question du principe de l'économie de marché, du capitalisme, de la propriété privée ou encore de la libre entreprise. Ils n'auraient pas non plus d'interrogations sur la "concurrence libre et non faussée" qui leur posa tant de soucis, et généra tant d'affrontements internes, quand cette notion n'en posait aucun chez leurs partis frères dans toute l'Europe, à l'exception notable de leurs homologues maltais.
Ils pourraient se débarrasser de leur volapük anti-patronale, et de soit disant projet où il n'est question que "d'augmenter", "améliorer", "créer de nouvelles structures" (conférences, agences nationales, en passant sous silence le "comment", à commencer par les moyens de l'action envisagée dans le contexte de finances publiques au rouge.
Délester d'antiennes et de slogans crypto marxistes, ils n'auraient pas grand mal à faire chanceler une droite, qui feint de comprendre les bonnes recettes et pratiques, non pas libérales, mais d'inspiration libérale, qui ont pu pénétrer d'ailleurs les politiques sociales démocrates.
En résumé, la garantie du purgatoire immédiat en cas de scission, permettrait à notre démocratie de faire un bond en avant, au débat républicaine de s'élever et de mieux répondre aux attentes des citoyens, qu'on présente toujours comme une masse d'abrutis, qui sont cependant loin de l'être, et qui surtout utilisent le peu de levier qu'ils peuvent avoir pour se débarrasser à droite et à gauche, des personnalités inamovibles, qui causent beaucoup, mais roulent le pied sur le frein, le frein à main serré.
Pour ma part, un parti socialiste à la suédoise, ou à l'anglaise m'irait très bien, et je pourrais revenir ainsi au vote "à gauche", une gauche pragmatique.
PS : Dites moi, le marcassin n'est-il pas le bébé de l'animal appelé Sanglier. Au ton employé, il semblerait que nous soyons confronté à une filiation. Attention à lui, parce que l'ouverture de la chasse est proche et Alain est une fine gâchette.
Rédigé par: matéo | le jeudi 28 septembre 2006 à 11h45
Le duel NS/SR en est-il réellement un tant leur approche se ressemble ?
Par contre un duel Fabius/Sarko, là on aurait une affiche intéressante parcequ'elle permettrait de révéler si les français sont plutôt sensibles au côté réac' de l'un ou sensibles au côté populiste de l'autre.
Et puis nous aurions 2 égos surdimensionnés face à face.
Rédigé par: bernard | le jeudi 28 septembre 2006 à 12h21
Je suis en partie d' accord pour une fois avec Bernard sur le fait que SR et NS sont trop proches pour qu' on ait un vrai débat sur le fond de deux projets et conceptions différents.
Le risque serait qu' on soit au ras des pâquerettes avec des arguments essentiellement personnels, ce dont Bernard semble friand.
Je suis tenté par l' analyse de Matéo : on pourrait avoir deux forces que sépareraient des nuances ou des inflexions plus que des idéologies marquées. Nous pourrions ainsi être gouvernés de façon plus "fluide". Le problème est que les exemples d' une telle situation nous viennent de pays ou domine le bi-partisme, ce qui n' est pas notre tradition. Ceux qui ne s' y reconnaissent pas vont-ils se réfugier vers les extrêmes ? Quel sera le poids de ses derniers ?
Il est vrai que nous sommes là encore dans le domaine de la politique-fiction.
Rédigé par: Erick | le jeudi 28 septembre 2006 à 14h35
>"Le risque serait qu' on soit au ras des pâquerettes avec des arguments essentiellement personnels, ce dont Bernard semble friand."
Pas si friand que çà puisque je souhaite plus un affrontement Fabius/Sarko que Ségo/Sarko justement parce que je pense que ce serait mieux pour le débat d'idées.
Rédigé par: bernard | le jeudi 28 septembre 2006 à 15h12
D' accord mais alors n' opposez pas simplement le réac au populiste.
Rédigé par: Erick | le jeudi 28 septembre 2006 à 15h50
Les blogs c'est bien (même si celui-ci a trop maigri sur les bords)
Mais les Guignols de l'Info spécial Jospin, ce soir, c'était jubilatoire !
Quant à ces débats, je suis assez dubitatif. Il y a longtemps que la télévision et les équipes de com' des candidats ont tout fait pour limiter la prise de risque, pour faire qu'il n'y ait pas véritable affrontement. Je n'ai aucun souvenitr d'un tel type d'émission m'ayant fait ce que j'en attends : découvrir, réfléchir, évoluer.
Donc, ce soir-là, ce sera soirée blogue !
Rédigé par: PMB | le jeudi 28 septembre 2006 à 20h29
Assez d'accord avec "PMB" sur la prise de risque limitée de ces débats.
Nouvelle adhérente à trois balles du PS (histoire de voir, comme au pocker), je ne cesse de recevoir sur ma boîte électronique des invitations à assister aux metting des différents candidats à la candidature. Bon, c'est normal mais en même temps, ça fait un peu désordre dans ma tête...
Je préfèrerais, plutôt que de me planter devant la petite lucarne, aller assister en direct à un débat où tout adhérent, à trois balles ou pas, pourrait poser sa petite question à chacun de ces rouages de "la machine à perdre". Ce qui n'empêcherait pas la gente médiatique d'en rendre compte.
Bien sûr, la prise de risque serait nettement plus élevée...
Sinon et sans digression (respect de la charte éditorial de ce blog oblige), c'est plutôt marrant ou navrant (c'est selon son humeur) de voir les militants du PS (ceux qui payent leur cotis' au prix fort), faire de la retape auprès des adhérents de dernière minute pour leur
candidat à la candidature en tirant joyeusement dans les pattes du voisin.
En effet, la fédération parisienne a doublé le nombre de ses ahérents et cette petite scène se répète à chaque journée d'accueil organisée par toutes les sections obligées depuis peu (surtout les pro-Ségolène) à rencontrer en chair et en os ces nouveaux adhérents virtuels avant le vote final. Un débat comme un autre...
M.B
Rédigé par: Muriel Bastien | le vendredi 29 septembre 2006 à 10h29
Muriel,
Sans doute pourrez-vous répondre à une question que je me posais plus haut : les questions posées aux candidats lors des "débats" seront-elles les mêmes pour tous ou chacun aura-t-il des questions différentes comme cela s' est récemment passé (à Lens, je crois) ?
Rédigé par: Erick | le vendredi 29 septembre 2006 à 11h10
Intéressant :
Des experts patronaux mettent en ligne le chiffrage des programmes
Chiffrage de "quelques propositions lancées par Nicolas Sarkozy au cours de ses meetings".
- la suppression des droits de succession, coûterait au budget de l'État 6,3 milliards d'euros,
- Exonération de charges sociales et d'impôt toutes les heures supplémentaires, autre proposition de Nicolas Sarkozy : 4,6 milliards d'euros.
- Pour financer le service civique obligatoire de six mois pour les jeunes, mesure proposée tant par le PS que par l'UMP, l'État devra dégager 3,1 milliards d'euros par an.
Côté PS :
- réactivation des emplois-jeunes : 1,6 milliard par an selon les dirigeants d'entreprise, 1,5 milliard selon le PS.
- La progression de 10 % pendant 5 ans du budget de la recherche avoisine dans les deux chiffrages les 5 milliards d'euros.
- l'extension des 35 heures à tous les salariés engendrerait un surcoût de 4 milliards d'euros pour les experts, soit le double de celui avancé par le PS.
- la hausse du Smic à 1.500 euros passe du simple au double : 1,2 milliard, selon le PS, 3 milliards selon les représentants patronaux.
http://fr.biz.yahoo.com/29092006/155/des-experts-patronaux-mettent-en-ligne-le-chiffrage-des-programmes.html
Rédigé par: bernard | le vendredi 29 septembre 2006 à 11h35
Tout ces débat ce n'est que du spectacle pour tromper les militants et leur faire croire qu'il y a une réelle volonté politique dèrrière, mais en fait tout les elephants du PS savent qu'ils n'ont aucune chance de remporter les éléctions.
Segolène Royal est la bonne cruche que l'on a propulsé depuis le mois de janvier et qui va se faire ratatiner à la place des autres.
Pas facile de faire un programe socialiste de clientelisme quand les caisses sont vides, pire quand le contribuable se fait rare et que les rangs des opportunistes se bousculant pour venir têter à la mamelle de l'état providence se font chaque jour plus nombreux.
Rédigé par: Jaï | le vendredi 29 septembre 2006 à 14h33
Jai
Vous vous contredisez : "les caisses sont vides" et "des opportunistes se bousculant pour venir têter à la mamelle de l'état providence se font chaque jour plus nombreux".
Ne prenez donc pas vos désirs pour des réalités! Vos opportunistes existent surtout dans votre tête.
Rédigé par: bernard | le vendredi 29 septembre 2006 à 14h41
Bernard,
Je vous répondrais plus tard, maintenant il faut que j'aille bosser, et que je fasse pas trop le con, je suis bénéficiaire de la prime pour l'emploi !
En effet l'état me rémunère pour que je garde mon travail pourrit avec mon salaire pourrit !
C'est comme si l'état se mettait à genoux pour me dire "pitié garde ton travail, j'ai déjà trop de bouche à nourrir".
Rédigé par: Jaï | le vendredi 29 septembre 2006 à 15h19
Nanard,
Et les 2000 milliards de dette c'est de la contradiction ?
Pour que ce vide dans le néant s'opere, il a bien fallu des opportunistes (du haut ou du bas) qui tirent sur la corde.
Ce n'est pas un don du ciel à ce que je sache.
Rédigé par: Marion | le vendredi 29 septembre 2006 à 15h21