Présentation de l'éditeur
Journalistes Des mots et des doutes, sous la direction de Henri Weill, Privat, 2005
Qu'est-ce que le journalisme aujourd'hui ? Cet ouvrage propose une réflexion sur une profession dont l'image est en train de se modifier depuis les prises d'otages en Irak.
Sans tenter d'établir un diagnostic, mais en posant des questions, une trentaine de journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision évoquent les conditions d'exercice de leur métier, ses règles du jeu.
A travers des témoignages très différents tels celui de Jean-Paul Kauffmann, "Une nouvelle figure : le journaliste-otage", ou celui d'Alain Hertoghe, "Demain, tous journalistes ?", chacun apporte sa vision et son expérience de cette profession qui n'a jamais autant fasciné les jeunes générations.
Ce livre constitue un précieux voyage au coeur du journalisme français.
Henri WEILL Journaliste à France 3 (Toulouse), la 5 puis RFO a également enseigné au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes. Aujourd'hui journaliste indépendant, il est aussi intervenant à l'ENA. Il a publié Opération Victor, GIGN et services secrets dans le Pacifique (Nord-Eclair-Editions universelles, 1989), Tahiti France Libre (Lavauzelle, 2002), Les Valeurs de la Résistance (Privat, 2004).
Les contributeurs Josette ALIA (Nouvel Observateur), Nicolas BASTUCK (Le Républicain lorrain), Jean-François BEGE (Sud-Ouest), Ronald BLUNDEN (Editions Calmann-Lévy), Serge CHALLON (Editing), Thierry CURTET (France 2), Laurence DENES, Eric DUSSART (La Voix du Nord), Patrick FORESTIER (Paris-Match), Victor FRANCO, Alain HERTOGHE, Jean-Paul KAUFMANN, Hans-Helmut KOHL (Frankfurter Rundschau), Charlotte KREBS (CFJ), Dominique LE GLOU (France 2), Alain LE GOUGUEC (France Inter), Anne-Sophie LE MAUFF, Michel MATHIEN (Université Robert-Schumann), Claude MOISY, Dominique MORVAN, Michel MOUTOT (AFP), Pascal PINNING (TF1), Michel RICHARD, Arnaud SAGNARD (20 minutes), Patrick DE SAINT-EXUPERY (Le Figaro), Corinne TANNAY, Marc TRONCHOT (Europe 1), Fabrice VEYSSEYRE-REDON (Les Dépêches-Le Progrès), Olivier WEBER (Le Point).
© Privat

Les journalistes sont en train de se faire balayer par la blogosphere. Il reste les intelligents comme le hote de ce blog (ca y est je lui cire encore les pompes, desolle) et les autres: allez voir les blogs des correspondants Americains du Monde et de Liberation: un desert et ils parlent de tricotage et de jardinage.
Il faut dire qu'ils se sont fait moucher et qu'ils ont vire pas mal de monde.
Dont moi, la correspondante du Monde a New York ne savait meme pas de quel parti politique son maire etait.
Elle m'a vire parce que je lui ait fait remqarque que c'etait une honte pour une journaliste.
Je m'en moque, je demenage bientot et donc vais changer d'adresse IP. Je vais continuer a lui faire remarquer comme elle ne sait pas de quoi elle parle.
Rédigé par:Timber | le jeudi 27 octobre 2005 à 06h27
Mon cher Timber, la misére est énorme, et parmi les soi-disants journalistes c'en est consternant. La falsification tournant à plein régime ils ont surtout besoin d'analphabétes. Les rédactions en sont donc pleines. Conclusion: comme le quidam n'est pas bête, il va voir ailleurs, c'est-à-dire le Net, le Web, la ou ça circule, ou ça coule. Méfions-nous quand même, la aussi ça peut couler sale, beaucoup de lessive s'y déverse, de déchets, de chimie malodorante.
Bref, on n'est plus tranquille nulle part.
Rédigé par:sito | le jeudi 27 octobre 2005 à 13h47
Bien sur sito, mais bon il y a des gens qui savent trier.
Pendant la guerre d'Irak je crois que c'est dans la presse Indienne que j'ai trouve les meilleurs reporters de guerre.
J'en reviens au monde, la pertinance de leur correspondants en Amerique est proche de zero.
Dire que j'ai grandi en lisant le monde, maintenant je sursaute litteralement en lisant leurs articles:
C'est faux, vous ne savez pas de quoi vous parlez, arretez de les hair.
Rédigé par:Timber | le jeudi 27 octobre 2005 à 16h07
Colombani est peut-être l'un des rares qui maintienne une certaine dignité et qualité d'analyse. Mais lu aujourd'hui, oublié demain. Pourtant ces éditoriaux sont quasiment incendiares. Inutile, ça ronfle trop.
Rédigé par:sito | le jeudi 27 octobre 2005 à 21h16
Ivan Rioufol du Figaro n'est pas mal non plus.
Le Figaro etait cense etre de droite et c'est devenu cette bouillie sociale-democrate qu'est censee etre la France, mais lui a le courage de ses opinions.
Rédigé par:Timber | le jeudi 27 octobre 2005 à 22h58
Aujourd'hui, le journaliste est soumis, comme les autres salariés, à la pression de l'actionnaire qui veut toujours plus de productivité. Pour survivre le journalisme doit renoncer à ses principes fondateurs pour rester productif, toujours plus productif. Le journaliste ne doit plus informer et encore moins réfléchir, ça prend beaucoup trop de temps. Le journaliste doit divertir, parler des mêmes sujets que ses confrères (un salarié qui se démarque de la norme n'est pas un bon salarié), surtout faire des sujets vides et propager le fast-thinking. Le journaliste ne doit plus faire réfléchir son lecteur, il doit lui proposer des idées simples et faciles à retenir (mais dénuées d'intelligence), bref il doit satisfaire l'actionnaire. Le journaliste est mort, faites place au vendeur de nouvelles...
Rédigé par:Mathieu | le jeudi 27 octobre 2005 à 23h02
Puisqu'on parle de livre sur le journalisme, je conseille Les petits soldats du journalisme de François Ruffin
Rédigé par:Mathieu | le jeudi 27 octobre 2005 à 23h09
Mathieu,
On n'est pas d'accord encore. La presse Francaise est subventionnee par l'etat. Pourquoi pensez vous que l'Humanite existe encore ?
Le mauvais cote de ces subventions est que les journalistes suivent la voix de leur maitres.
Des reportages sur le scandale petrole contre Pourriture ? Niet.
Des interrogtions sur la politique Africaine de la France ? Niet
Ici, dans l'enfer anglo-saxon de Californie, les journaux appartiennent a des affreux capitalistes qui n'attendent rien de l'etat.
Ca leur donne une liberte de ton dont vous n'avez aucune idee.
PS: Et en plus ils ne sont pas chers, 50 cents.
Rédigé par:Timber | le jeudi 27 octobre 2005 à 23h32
"Ca leur donne une liberte de ton dont vous n'avez aucune idee" Oui une liberté de critiquer l'Etat quand celui-ci passe une loi qui ne plait pas à l'actionnaire, mais pas la liberté de critiquer l'actionnaire, ne soit pas naif.
Et le temps où la presse française était subventionnée par l'Etat est bien fini.
Si je ne me trompe pas Le Figaro appartient à Dassault, le fabriquant d'armes dont on n'est pas prêt d'entendre parler en mal dans ces journaux. C'est marrant que tu parles de l'Humanité, c'est loin d'être le plus gros journal, est-ce signe d'une haine du communiste ou alors tu me colles l'étiquette de lecteur de l'Humanité parcque j'ai osé critiquer le libéralisme? (raccourci que tu ne serais pas le premier à faire). Pour parler du média le plus important, TF1, il appartient à Bouygues, qui il me semble n'est pas une entreprise publique
Rédigé par:Mathieu | le jeudi 27 octobre 2005 à 23h58
Oui c'est vrai, on a souvent l'impression que les sujets ne sont pas fouillés en France. Puis il se passe tout plein de choses dont on ne parle pas, ou si peu. Les faits divers et autres pseudos reportages locaux noient l'information qui permet d'avoir une vue globale, circonspecte. Enfin, le chef de l'exécutif bénéficie (par bêtise ? intérêts cachés ?) d'interwiewers systématiquement dociles lors de rares émissions télévisées ou autres conférences de presse : aux Etats-Unis, il semble que le président s'adresse quasi quotidiennement à la presse et que les questions posées puissent se révéler sérieusement embarrassantes, on dirait que la presse y joue véritablement, contrairement à chez nous, le rôle de 4ème (c'est ça hein ? Quatrième on dit ?) pouvoir. Voilà !
Rédigé par:Arthur Mage | le vendredi 28 octobre 2005 à 00h10
J'oubliais : le psychologisme à deux balles remplace l'information sur les véritables enjeux dans le journalisme politique. Ridicule !
Rédigé par:Arthur Mage | le vendredi 28 octobre 2005 à 00h12
(Ici en France.)
Rédigé par:Arthur Mage | le vendredi 28 octobre 2005 à 00h32
Arthur Mage,
Vous avez raison, je regarde le journal de France 2 sur Internet et j'ai appris que la presentatrice etait la femme de je ne sais quel plus ministre.
Ici ca ne passerait pas.
On s'en moque de qui est marie avec qui, mais une femme de ministre qui presente le journal televise, ca fait vraiment republique bananiere.
Rédigé par:Timber | le vendredi 28 octobre 2005 à 01h18
"aux Etats-Unis, il semble que le président s'adresse quasi quotidiennement à la presse et que les questions posées puissent se révéler sérieusement embarrassantes (...)"
Tu rigoles Arthur? Les conférences de presse de Bush sont tellement rares qu'elles sont annoncées plusieurs jours a l'avence, comme un événement! (bon, c'est pas mieu en France, cela dit).
C'est pas le président, mais son porte-parole qui vient tous les jours devant la presse... avec, le plus souvent, un discours pré-établis sans grand intéret.
Rédigé par:Matozzy | le vendredi 28 octobre 2005 à 01h25
@Matozzy : Peut être vrai pour Bush, mais de manière générale les responsables politiques sont interviewés sans ménagement et les questions embarassantes ne manquent pas ...
Rédigé par:anakin_41 | le vendredi 28 octobre 2005 à 08h00
"@Matozzy : Peut être vrai pour Bush, mais de manière générale les responsables politiques sont interviewés sans ménagement et les questions embarassantes ne manquent pas ... "
Les responsables politiques? Lesquels? Il n'y a pas beaucoup de représentant comme en France. Il y'a tres peu de polémiques (cela dit, c'est parfois pas plus mal) entre eux.
Ceux qui sont parfois interviewés et mis a mal ce sont les gouverneurs et autres responsable locaux... mais au niveau fédéral, il se passe pas grand chose... sauf au niveau judiciaire...
Rédigé par:Matozzy | le vendredi 28 octobre 2005 à 08h45
Non non et non Matozzy : les conférences de presse d'un président américain sont beaucoup plus nombreuses que celles d'un président français, sans parler des adresses à la presse, au moins pluri-hebdomadaires.
Rédigé par:Arthur Mage | le vendredi 28 octobre 2005 à 10h09
Non Matozzy, les conférences de presse d'un président américain sont beaucoup plus nombreuses que celles d'un président français, sans parler des adresses à la presse type discours du 14 juillet et donc exceptionnel en France, au moins pluri-hebdomadaires au Etats-Unis !
Rédigé par:Arthur Mage | le vendredi 28 octobre 2005 à 10h13
Tu fais dans le "bourage" maintenant, Arthur?
Quand est ce que j'ai dit que c'était mieu en France? Notre président ne fait JAMAIS de conférence de presse. Ca ne peut donc etre que mieu en amérique ou au pire: pareil!
Quand Chirac rencontre la presse, il rencontre PPDA qui lui présente sa liste de question deux jours avant... et aux US, c'est pareil. Les (rares) conférences de presse sont bien organisés, les journalistes sont triés sur le volet et les question posés doivent être déposées avant au service de presse.
Y'a que dans les films ou on voit le président se présenter devant la presse et répondre aux questions a la volée...
Rédigé par:Matozzy | le vendredi 28 octobre 2005 à 10h38
A moins que tu considères les manifestations organisées ou Bush se rend une ou deux fois par semaines pour lire son texte, comme des "conférences de presse"?
Ces manifestations (devant des organismes, des régiments militaires ou autres) ne donnent lieu a aucunes question. Meme le placement du public est soigneusement établit par le service de presse. Tout est préparé et il n'y a pas le moindre écart (qui serait cencurer de toute facon, puisque c'est pas retransmis en direct).
Mais si tu me crois pas Arthur... vas y, trouve moi une seule conférence de presse intéractive de Bush... une seule...
Rédigé par:Matozzy | le vendredi 28 octobre 2005 à 10h46
En plus les questions/réponses sont apprises par coeur à l'avance.
Aucun débat, aucune spontanéité : Que du chiqué Hollywoodien.
Vive la démocratie version US.
Rédigé par:bernard | le vendredi 28 octobre 2005 à 10h50
Matozzy : est-ce que Chirac se rend plusieurs fois par semaine devant les caméras pour faire un discours, tel que le fait Bush à la Maison Blanche ? Non, enfin si : le 14 juillet et le premier de l'an. Est-ce que Chirac fait des conférences de presse ? Ainsi que tu l'as dit toi-même : jamais. Est-ce que Chirac peut se trouver embarrassé par une question posée par un journaliste tel qu'il est déjà arrivé plusieurs fois à Bush ? Jamais ! Donc non Matozzy, je n'ai objectivement pas l'impression de faire "dans le bourrage."
Petite précision : je ne suis pas un fan de Bush. Je suis agnostique, contre la peine de mort, pour l'avortement et le mariage des homosexuels, etc...
Rédigé par:Arthur Mage | le vendredi 28 octobre 2005 à 11h14
N'oubliez pas également combien Clinton fut acculé par la presse durant l'affaire Monica Levinsky, combien risque de l'être Bush sur l'affaire Plane, sans parler de la démission de Nixon... N'oubliez pas qu'en France, Raymond Marcellin, décédé récemment, ne fut jamais inquiété pour avoir tenté de placer le Canard Enchaîné sur écoute, sans parler des écoutes téléphoniques de l'Elysée sous Mitterrand, etc... De toute façon, aux Etats-Unis, je pense qu'un type comme Chirac, non seulement purgerait sa peine mais en outre, ne pourrait même pas faire de politique car les partis refuseraient qu'il prenne sa carte.
Rédigé par:Arthur Mage | le vendredi 28 octobre 2005 à 11h21
C'est pas parcqu'on critique les politiques américains qu'on pense que les français sont bons. Clinton a été inquiété pour une affaire qui n'a rien à voir avec la politique, c'est complètement stupide. Par contre Bush qui a fait des choses pas très claires avec les bureaux de votes électroniques, ce qui est beaucoup plus grave, lui n'a eu aucun problème à ce sujet. Je crois sincèrement que les médias sont aussi complaisants avec les politiques en France qu'aux Etats-Unis
Rédigé par:Mathieu | le vendredi 28 octobre 2005 à 11h30
Et n'oubliez pas enfin comment fut traité le journaliste Alain Hertoghe pour avoir exprimé un avis différent de celui de la presque totalité (il était la seule exception, ça pose question non ?) de ses collègues journalistes.
Rédigé par:Arthur Mage | le vendredi 28 octobre 2005 à 11h31