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jeudi 27 octobre 2005

Extraits de "Journalistes"

Avant-propos, par Henri Weill

(...) Je n'ai, à travers ce livre, aucune leçon à donner à quiconque, ni à mes pairs ni à notre environnement. J'ai souhaité, au travers de cette rédaction éphémère et plurielle, constituée pour l'occasion, créer un micro-climat propre à entamer une réflexion sur l'identité journalistique, sur les pratiques en vogue, d'en saisir les ressorts et tenter de donner du sens. Poser quelques questions qui en amènent une foule d'autre. Ne négligeant pas, par principe, les trains qui arrivent à l'heure, les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs, les dangers parfois, les interrogations qui peuvent se poser.

J'ai donc pour cela proposé à des journalistes, des témoins de notre fonctionnement, de se joindre à moi. Ils ont suivi les pistes proposées via des modes de traitement personnels et variés. Il m'a semblé, en effet, plus pertinent de réfléchir à plusieurs plutôt que de proposer, seul, des réponses. Peut-être également, pour témoigner ensemble qu'il existe une pensée critique du journalisme, que nous ne pouvons ni ne voulons oublier cette crise d'identité du journalisme parallèle à celle de la société (...)

Journaliste, tentative d'une définition. Le grand reportage. Dans le vallon de Ghorband, par Olivier Weber

Voir, écouter, raconter. Sans doute la définition du métier de journaliste peut-elle se résumer dans ces quelques mots. Voir le monde, écouter les peuples, les gens, les témoins, connus ou inconnus, puis digérer, disséquer, trancher parfois. Cette trilogie de verbe explique aussi, au fond, le beauté de l'exercice : être un passeur. Transmettre sans s'oublier pour autant. Tant il est vrai qu'être témoin du monde, c'est se refuser à l'accepter totalement comme il apparaît.

Les traits foisonnent. Tous comportent leur part de vérité. "Spectateur engagé" selon Raymond Aron, "flâneur salarié" tel Henri Béraud, "historien de l'instant" pour Albert Camus. Le journalisme rassemble des fonctions parfois antinomiques ou disparates dans le temps et dans l'espace. Mais elles tendent toutes vers le même objectif, raconter le monde, donner à voir, ainsi que le proclamait Eluard. "Je vais aller regarder, écrire tout ce que je verrai", confiait Albert Londres à sa meilleure amie, sa vieille malle en peau de porc.

Donner à voir dans un magma de faits souvents flous où la quantité rend aveugle. Donner à voir les drames, les cynismes, les exactions. Donner à voir les dictatures et les guerres, les croisades qui se disent justes, éternellement, et les marées de morts, à jamais recommencées, car la cruauté, selon le trait de Merleau-Ponty, est toujours à recommencer.

Dans le vallon de Ghorband, j'avais tenté de comprendre (...)

Journaliste, tentative d'une définition. Le syndrome de la cabine d'essayage, par Arnaud Sagnard

Longtemps, j'ai voulu revêtir la panoplie de journaliste. A la fac de lettres, au milieu des années 90, j'avais cette idée en tête, puis en passant les concours d'entrée des écoles. Lors de mes premières heures de cours, j'ai cru commencer à toucher du doigt ce pourquoi je mangeais du papier et des ondes radio depuis tout petit. Mais à la centième, je sus qu'il me faudrait attendre un stage pour vraiment tâter la texture du tissu dont je rêvais. Puis, vint un soir d'hiver en 1997 où la locale d'un quotidien régionale m'envoya couvrir un loto dans une petite ville triste. A humer l'ambiance de la salle des fêtes, je me dis que ce serait pour une autre fois, que la couverture de ces non-événements commençait à gratter mon épiderme de reporter stagiaire. Mais ce soir-là, le vieux monsieur qui venait de gagner le gros lot - un séjour en Espagne - s'avéra prolixe. Il était d'autant plus touché qu'il connaissait bien le pays. Cet ancien maquisard républicain avait fui le fascisme sans se retourner. Le sort venait de lui offrir l'occasion de faire le voyage à l'envers. C'est donc cela la tenue de journaliste, un habit qui oblige à regarder derrière les "marronniers" s'il ne se cache pas de bons sujets. Quelques semaines plus tard, l'écoute du scanner de la rédaction m'avertit de la chute d'une voiture dans le fleuve gelé de la région. Sur place, aucune trace de freignage. Pour les policiers et pompiers présents, le jeune couple au volant venait de plonger volontairement son véhicule dans l'eau. Je m'apprêtai à retranscrire leurs conclusions quand on me conseilla de parler d'accident : "Il n'y a pas de suicide sur la commune". La veste de journaliste pouvait donc se retournait aisément, il fallait se méfier en l'enfilant (...)

Apprendre à douter, par Claude Moisy

Si j'étais directeur d'une école de journalisme, je ferais graver à son fronton : "Le journaliste est un artisan dont le doute est l'outil". Cela n'attirerait probablement pas beaucoup d'élèves, car le beau mot d' "artisanat" est bien humble pour les aspirants à la célébrité d'Albert Londres. Et la plupart n'ont que des certitudes.

Et pourtant ! Après avoir passé des décennies à façonner des "nouvelles", puis à diriger ceux qui les font, je suis absolument persuadé qu'une des plus importantes qualités d'un journaliste est de savoir se méfier de ce qu'il entend, de ce qu'il lit, et même de ce qu'il voit. On peut avoir une excellente formation de base dans son domaine d'activité, on peut accumuler les relations en un impressionnant réseau, on peut avoir la plume la plus brillante ou la parole la plus facile, on peut être l'enquêteur le plus opiniâtre. Mais si l'on est pas armé d'un solide scepticisme, on a une chance sur deux d'être mené en bateau et de répandre une fausse nouvelle.

C'est une approche négative et stérile du journalisme, me dira-t-on. Certainement pas (...)

Une nouvelle figure : le journaliste-otage, par Jean-Paul Kauffmann

(...) Dans ma prison libanaise, j'ai donc eu tout loisir de me poser des questions. Pourquoi suis-je parti ? Ai-je pris des risques inconsidérés ? Jusqu'où témoigner ? Qu'allais-je en fait chercher ? Voit-on ce que l'on voit ? Le journalisme qui joue sur le conflit n'apporte-t-il pas en fin de compte du stress à ses contemporains ? La presse n'ajoute-t-elle pas à la férocité naturelle de l'homme ? Ce métier sait-il traduire le monde ? Est-il bien sérieux ? J'arrête là l'énumération. Bien d'autres interrogations ont traversé ma cervelle. Etait-ce d'ailleurs les bonnes questions ? Etait-ce pour cette raison que je me sentais très malheureux ? Inutile de dire que, malgré tout le temps dont je disposais, certaines questions sont restées sans réponse et le demeurent jusqu'à ce jour. Tous les métiers comportent une part plus ou moins aléatoire, mais le journalisme est sans doute confronté plus que d'autres à l'incertitude. Le plus souvent ce sont les événements et le hasard qui choisissent pour nous. Nous ne prenons que rarement des décisions, ce sont elles qui ordonnent et décident pour nous (...)

Le journaliste, acteur parce que témoin, par Michel Moutot

Le 23 janvier 1996, Bill Clinton monte à la tribune du Congrès pour prononcer son solennel "discours sur l'état de l'Union". Il évoque la Bosnie justifiant sa décision d'y envoyer les troupes qui mettront fin à la guerre.

"Souvenez-vous des prisonniers squelettiques, des fosses communes, des campagnes de viols et de tortures, des interminables files de réfugiés."

Si son administration assure que "l'intérêt national" est en jeu dans les Balkans (ce que, dix ans plus tard, on peine encore à croire), quand il faut persuader le peuple américain de la justesse de la cause, à quoi se réfère le président ? A des images, des reportages, des témoignages rapportés par des journalistes.

Parmi eux Roy Gutman, l'envoyé spécial du quotidien américain Newsday qui, pour avoir le premier décrit les terribles conditions de détention du camp de Manjaca, dans le nord de la Bosnie, a obtenu en 1993 le prix Pulitzer.

Quelques jours plus tard, les images du camp de prisonniers d'Omarska, dans la même région, filmées par une équipe de l'agence britannique ITN, font le tour du monde. Le parallèle, inexact, avec les camps de la mort nazis, s'impose. L'opinion mondiale se mobilise, la pression sur les élus des pays démocratiques croît, qui la répercutent sur leurs dirigeants. Dans les petites villes de la province française se créent des "Comités Sarajevo". Les pétitions circulent. La machine qui mènera au largage des premières bombes américaines sur l'armée serbe est lancée.

En faisant son travail de reporter, dans les environs de la ville de Banja Luka, recoupant des témoignages dont la Croix-Rouge internationale disposait depuis des mois, Roy Gutman a-t-il été témoin ou acteur de l'histoire ?

Il a été acteur parce que témoin (...)

Les mots pour le dire, par Josette Alia

Reporters, analystes ou éditorialistes, commentateurs ou chroniqueurs, nous avons tous quelque chose en commun : les mots. Les mots sont nos seuls instruments, notre unique moyen d'expliquer, de décrire, de nous faire entendre. Nous sommes des passeurs de mots, qu'ils soient imprimés en noir sur la page blanche ou associés à l'image.

C'est bien là tout le problème. Car si ce qui se conçoit bien s'explique aisément, comme l'affirme Boileau, alors il faut admettre que notre époque doit être diablement confuse. Le langage médiatique aujourd'hui est devenu codé. Il s'embrouille, se banalise, se transforme. Pour le meilleur et surtout pour le pire. Nous vivons dans la crainte du mot juste, qui pourrait heurter le lecteur. Nous cherchons le plus petit dénominateur linguistique commun, nous inventons des mots aseptisés, rabotés, comme s'il ne fallait plus nommer les choses et appeler un chat un chat. Ou bien au contraire nous donnons dans l'hyperbole, l'excès. Minimiser ou exagérer, voilà le langage politiquement correct. Tout plutôt que d'affronter la réalité (...)

Le quotidien du localier : papa, le député et le maire t'ont appelé et sont en colère, le président du club de foot est mécontent de ton papier et un arbre est tombé rue de la République, par Michel Richard

Avoir lu dans le journal que la petite flûte avait démarré avec un long temps de retard au concert de l'orchestre local provoqua la colère de sa présidente. Furibarde comme L'Hiver de Vivaldi, elle vint à la rédaction en brandissant le coupure coupable : "Il est scandaleux de relever cette défaillance, cela nous fait du tort. Pourtant, nous nous connaissons bien..."

Cette incident symphonique illustre la caisse de résonnance, si l'on ose dire ici, à laquelle le localier est confronté. Le moindre écart de la convention prétendument établie selon laquelle tout va pour le mieux dans la meilleure des villes est souvent perçu comme une volonté de nuire. Ici, l'information est quasiment de voisinage et l'espace restreint dans laquelle elle circule décuple son retentissement. Or, il y a toujours suspicion de malveillance lorsqu'on écrit du mal de ses voisins ! (...)

Le rédacteur en chef du journal télévisé de 20 heures, l'un des inconnus les plus puissants de France, par Pascal Pinning

Les présentateurs des journaux télévisés (JT) de 20 heures sont connus de tous les Français. Chaque soir, six à dix millions d'entre eux, selon les chaînes, regardent ces vedettes du petit écran. Mais, mis à part quelques initiés et ceux qui s'attardent sur le générique de fin, la plupart des téléspectateurs ignorent le nom du maître d'oeuvre du JT, son rédacteur en chef.

Inconnu du grand public, il est comme ces hommes qui montent un chapiteau. Le matin ils construisent, consolident l'après-midi avant que se déroule  le spectacle du soir. Puis demain sera un jour différent.

Il y a dans cette pratique des habitudes horlogères. Gestes précis, glissements experts. Il lui faut être capable d'interpréter, de décider, de modifier (...)

Y a-t-il encore une place pour le journalisme d'investigation ?, par Ronald Bluden

Y a-t-il encore une place pour le journalisme d'investigation ? L'éditeur que je suis, on ne s'en étonnera pas, répond sans hésitation : "Oui, bien sûr. Dans les livres !"

Faire appel à un éditeur pour traiter d'un tel sujet peut paraître paradoxal, voire provoquant, car les journaux et les newsmagazines n'ont pas, Dieu merci, abandonné ce terrain-là. Mais on est bien obligé de constater que le livre y occupe une place de plus en plus importante.

Le passé vichyste de Mitterrand, l'emprise de la franc-maçonnerie sur la Côte d'Azur, le scandale des tribunaux de commerce, les dessous de l'affaire Pechiney, le vrai visage de Tariq Ramadan... On ne compte plus les "affaires" qui ont été "sorties" par des livres, avant d'être reprises, commentées et suivies par la presse. Les auteurs des premiers sont souvent, pour ne pas dire presque toujours, salariés de la seconde. Est-ce à dire que la liberté d'écrire - au risque de déplaire - aurait changé de camp ? Que la presse manquerait de moyens, de courage ou d'ambition, poussant ainsi ses meilleurs plumes à s'évader vers un support réputé plus libre ?

La vérité est infiniment plus complexe, mais il est vrai que la presse, cette grande donneuse de leçons, commence tout juste - et avec quelles difficultés ! - de s'interroger sur ses propres faiblesses (...)

Existe-t-il un marketing de l'information, par Marc Tronchot

"Marketing de l'information", l'expression n'est-elle pas vilaine ? Assurément. Presque aussi disgracieuse que "commerce de l'art", "sens des affaires" ou "contrat de mariage" ! Quand le réalisme semble l'emporter sur le rêve, la finance sur la sensualité, la commercialisation sur la création, l'alimentation sur le goût, et le droit sur les sentiments, cela produit, hélas, toujours le même effet... désastreux. Mais le comme le cercle des poètes a semble-t-il bel et bien disparu, il faut "faire avec", comme le dit si élégamment le bon sens populaire... (...)

La question est posée, elle est au coeur de la vie professionnelle d'une majorité du peuple journaliste : comment rester observateur sans devenir vendeur ? Comment être informateur sans à aucun moment risquer de devenir "déformateur", néologisme préféré à celui de "désinformateur" : la désinformation suggère l'idée d'intention, voire de préméditation par un individu ou un groupe, alors que la déformation peut se faire à l'insu du journaliste, simplement en agissant sur la façon dont son travail sera exploité, en le sous-exploitant ou en le surexploitant ? Comment ne jamais être manipulé, ou plus simplement comment conserver son idéal dans un monde qui en manque quand il n'en organise pas tout simplement la pénurie ? Comment faire ce magnifique métier sans limites, c'est à dire sans se voir soumis aux règles d'un marché ? La réponse pourrait paraître simple, elle n'est pourtant pas aisée à mettre en oeuvre : pour préserver l'idéal et tendre vers lui, toujours rester conscient de la réalité (...)

Le mythe du journaliste bronzé, par Patrick de Saint-Exupéry

Voici quelques années, il y eut comme une mode. L'été approchant, plusieurs magazines s'étaient amusés à inventorier le contenu des bagages de journalistes ou baroudeurs invétérés. Le résultat de ces investigations s'étalaient sur plusieurs doubles pages avec force photos, légendes et adresses permettant de se procurer les articles indispensables au voyage.

Tombat sur de tels monuments, je les ai lus avec une certaine curiosité. C'était plutôt amusant. Du couteau multi-usages en passant par le bob idéal ou la crème solaire adaptée, tout ce qui ne sert à rien y figurait. C'était formidable. Et faisait rêver.

J'ai toujours aimé rêver, mais n'ai guère été servi. J'ai eu beau aller d'est et d'ouest, de sud et de nord, je n'ai jamais réussi à me constituer le bagage idéal. Cela n'a l'air de rien, mais je le ressens comme un désaveu. Quand je pars, mon sac est d'une banalité affligeante. Le tout (qu'il s'agisse d'un séjour d'une semaine, d'un mois, voire plus...) représente l'équivalent d'un bagage de cabine. Grâce à quoi je peux le conserver dans l'avion et m'épargner une bonne attente à l'arrivée.

Longtemps, j'ai imaginé voyage avec une malle, une de ces anciennes malles à l'allure de placard de maison qui, lorsqu'on l'emmène avec soi, vous procure inéluctablement un sentiment nomade. J'aurais alors été comme un chamelier, toujours à proximité de sa théière tintant sur les flancs de l'animal (...)

Vers une évolution de l'image du journaliste, par Patrick Forestier

(...) Pendant l'offensive, en mars 2003, j'ai entendu les pires critiques sur les fameux embedded qui couvraient l'avancée des troupes américaines. Désinformation, encadrement... "Comment peut-on travailler en étant intégré dans une unité américaine ?" interrogeaient les moralistes. Niaiserie ou fausse naïveté partisane.

Je voudrais qu'on m'explique comment couvrir une guerre sans être avec ceux qui la font ? Je suis d'autant plus à l'aise que j'ai été envoyé spécial pendant toute la guerre à Bagdad, jusqu'à ce que les troupes américaines occupent la capitale. On pourrait rétorquer, ce qui ne serait pas totalement faux, que j'étais avec les autres reporters cantonnés à l'hôtel Palestine, embedded avec les baassistes de Saddam Hussein. Une pratique courante dans l'Irak de Saddam (...)

On peut appeler cela "censure", accuser l'envoyé spécial d'être "aux ordres". Mais dit-on la même chose de Robert Capa, embedded dans une barge américaine le 6 juin 1944 pour débarquer sur une place de Normandie ? (...)

Demain, tous journalistes ?, par Alain Hertoghe

La concentration des médias traditionnels renforce le pouvoir vertical de quelques-uns sur l'information du plus grand nombre. Mais, en parallèle, la révolution numérique, elle, annonce l'ère médiatique horizontale, tout le monde pouvant informer tout le monde. Une déconcentration et une démocratisation de la production de l'information d'ores et déjà à portée de la main. Pour quelques milliers d'euros, le premier citoyen venu et, a fortiori, n'importe quel journaliste peuvent déjà acquérir le matériel nécessaire (un ordinateur portable, un appareil photo et une caméra numériques, ainsi qu'un kit de connexion haut débit et sans fil à Internet, plus quelques unités de stockage de données) pour se transformer en petite entreprise multimédia produisant et diffusant de l'information pour le grand public.

Demain, tous journalistes ? Certainement pas. Mais tous producteurs potentiels d'actualité ? Non, pas demain, dès aujourd'hui...

Mais revenons quelques années en arrière... Internet a déjà aboli de facto le monopole et le contrôle que l'Etat, les entreprises ou, plus habituellement, les hiérarchies des médias détenaient sur la diffusion de l'information (...)

© Privat

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Voici les sites qui parlent de Extraits de "Journalistes":

Commentaires

Journaliste: on ne tire pas sur un corbillard.
Donc, bonne nuit.

Le corbillard est en panne. Alors on le tire. Blog à part :)))))

Parlons de choses qui fâchent.
Iran.
Voilà qu’un Chef d’Etat, en l’occurrence le Chef d’un Etat islamiste, se propose et conseille à tous ceux qui veulent bien l’aider dans sa tâche, de rayer de la carte un autre Etat ; et avec cet Etat tous les hommes, femmes et enfants. Qui s’y trouvent. En fait, tout simplement, il conseille de les exterminer. Voici qu’une chose inouïe vient de se produire et cela ne suscite que des indignations, des remontrances, des gesticulations. On appelle à l’extermination d’un peuple et « la communauté internationale » s’indigne. Bon, passons à autre chose, quel est l’ordre du jour ?
Nous avons dans notre présent, dans cette nuit profonde tombée sur nos sociétés humaines, trois types de nations : les lâches, les effroyables (effroi : grande frayeur, souvent mêlée d’horreur, qui glace, qui saisit.), les démocraties. Parmi les lâches, leur guide spirituel : la France. Parmi les effroyables : l’Iran. Parmi les démocraties : les Etats-Unis. Remplissez les trois cases avec la liste de toutes les nations qui composent le monde et vous verrez apparaître une image saisissante. Notre monde est parsemé de dictatures effroyables. L’effroi est exactement ce qu’elles inspirent, car, à la différence des dictatures du passé, comme la chilienne, l’argentine, la grecque, la polonaise ou l’albanaise, elles sont devenues enragées. Si les anciennes ont tué, assassiné, elles se sont contenues à leurs populations, elles n’aspiraient en somme qu’à réduire à l’esclavage leurs proches, leur famille. Ces récentes aspirent à dominer, écraser des peuples entiers, des territoires de plus en plus vastes. Leur famille ne leur suffit plus. L’islamisme rêve d’un Empire qui traverserait le globe de part en part, le castrisme d’un Empire qui engloberait tout le continent américain, la Chine d’un Empire qui encerclerait tout l’Extrême Orient. L’Europe rêve de vendre ses produits- non agricoles parce que de l’agriculture il n’y en a plus, mais industrialo-agro-pseudoalimentaires ; l’Europe rêve d’un Empire de la vache laitière. Les Etats-Unis, selon certains, ayant déjà un Empire, nous allons donc considérer que ce sont les seuls impérialistes pour l’instant.
Partout donc on rêve d’Empires. L’humanité n’a peut-être fait que cela durant toute son Histoire. L’Histoire des hommes ce n’est que cela sans doute, la formation d’Empires : Maya, Aztèque, Romain, de Charles Quint, Perse, d’Autriche, de France, d’Angleterre, du Mali, Khmer, du Japon, la liste est interminable. La mondialisation serait à analyser comme la formation ou la tentative de formation d’un gigantesque Empire Universel avec un système économique servant de liant, le capitalisme. Lénine avait pressenti quelque chose de cela mais rien compris noyé dans le brouillard de son immonde idéologie. Les appels au meurtre de l’Iran vont dans le sens de cette hypothèse impérialiste mais le liant ici ce serait la religion musulmane. L’Iran rêve d’un Empire islamiste- non pas islamique, ce n’est pas du tout la même chose- étendu à des milliards de têtes. Demander l’extermination d’Israël, c’est en fait demander à ce que ce bubon de pus, selon eux, plantés au cœur de ce futur Empire islamiste, disparaisse car gênant, encombrant. Nos rêves d’Empire islamiste sont gênés par l’Etat d’Israël ; Israël nous empêche de dormir. Exterminons-le. C’est le bon moment, des lâches partout, des démocraties de moins en moins et les démocraties courageuses quasiment disparues.
Les Etats-Unis font encore partie de ces démocraties au courage, à la vaillance exemplaire. Sioniste ! Proaméricain ! Vendu aux yankees ! Sale bushiste ! Racaille américaniste ! Vendeur de hotdogs ! Ok. Du calme. Ils ne se calmeront pas, leurs aboiements servent à les rendre sourds. La surdité comme c’est bon ! Rester sourd c’est voleter dans le paradis merveilleux de l’idéal, des bouquets de fleurs roses et des jeunes filles blondes ramassant des pâquerettes dans les prés toujours verts pomme. Venez avec nous, l’air est bon, frais, violons et flûte garantis. Israël doit-être rayé de la carte ! Brutal comme réveil.
Les créateurs du futur Empire islamiste sont empêchés de tourner en rond par Israël et les Etats-Unis et ça les met en rage. L’arme nucléaire entre leurs mains ils la jetteraient sans aucune hésitation au milieu de Tel-Aviv ou de Los Angeles. Effroi garanti. Il est normal que par les temps qui galopent ces individus nous donnent la chair de poule. Plaisantons n’est-ce pas ?
Indignons-nous et continuons à leur vendre de la technologie nucléaire, comme la France, l’Allemagne, la Chine ou la Russie. Après tout ils n’en veulent qu’aux juifs et aux américains. Tiens, vous avez noté ce parallèle, juifs-américains ? Les américains, ont dirait les nouveaux parias de la Terre, à moins que la Terre ne possède maintenant deux parias, le juif et l’américain. Comme on aimerait qu’ils disparaissent ! Déblayez le plancher des vaches ! A mort ! Exterminez-les ! Pauvres misérables nazislamistes, altermondialistes et autres istes visqueuses…Si seulement les Etats-Unis étaient un petit pays…faible…désarmé…fragile. Cuba, Chine, Iran, Corée du nord quelle belle alliance des civilisations ! Et l’Europe pour lui vendre sa PAC et son armement ! Quel monde merveilleux en perspective !
Mein Kampf est un combat fabuleux dit le Führer-Ayatollah des nazislamistes. Une heureuse prédestination m’a fait naître dit le Chef à propos de la Révolution iranienne. « Une heureuse prédestination m’a fait naître », c’est la première phrase justement de Mein Kampf..
Continuez à bavarder bien gentiment. A vous indigner.

ce Sito, s'il se décoinçait, se hissait hors de cette barricade de peur de l'autre, sa prose y gagnerait en vérité.

Sito, jamais le président iranien n’a appelé à « exterminer hommes femmes et enfants » d’Israël. Commencer par une énorme contre-vérité, c’est discréditer tout le reste de votre prose. Ceci dit, sans prendre, bien sûr, parti en aucune façon pour ce qu’a dit ou a pu dire Ahmadinejad. Je remarque d’ailleurs qu’explications, traductions et commentaires divergent pour l’instant beaucoup à ce propos. (Mais aucune ne légitime cependant vos raccourcis saisissants !)

JE soutiens le président Iranien parce que son discours moi j'ai eu la chance de l'entendre en entier, et pas des bribes comme le mou crapaud qui veut nous refaire le coup de l'èmotionnel le président de la REPUBLIQUE ISLAMIQUE a simplement dit ce que tous les musulmans pensent, et que beaucoup de non musulmans pensent également en occident mais pétris qu'ils sont depuis la plus tendre enfance d'une éducation culpabilisante ils n'osent pas contraîrement aux musulmans le dire à haute voix. Revenons donc ensemble sur le discours
le president AHMADDINEJAD
j'appelle à la disparition de l'état sioniste en tant qu'entité coloniale et porte avion de l'impérialisme des tyrans américains au prôche orient et moyen orient
cet état fondé sur l'expropriation le chantâge et le meurtre de masse disparaîtra
et nous y contribuerons quant à ceux que les sionistes prendraient en ôtages de leur perpétuelle menace à l'émotion nous tenons à affirmer solennellement que nous n'éprouvons aucune haine et aucun sentiment de rejet par rapport à la communauté juive à laquelle nous déclarons nôtre profonde affection.

voilà j'aurais pu tenir le même discours sans enlever une virgule et j'en suis totalement solidaire parce que tout ce qu'il a dit est vrai c'est en tant que état Sioniste l'idéologie la plus raciste au monde que cet état doit disparaître.

Il faut le dire au monde entier et à ceux et celles qui prendront parti pour cet état
SIONISTE TEL QU'il existe et à ce jour doivent savoir désormais qu'ils ne sont plus en droit de critiquer l'Allemagne Nazi
ou le régime d'APARTHEID en Afrique du sud.
Et c'est le coeur affligé de tristesse que j'en fais l'amère constat quotidien je le dis en tant que juif et religieusement attaché à la thorah le Sionisme creuse un peu plus chaque jour la tombe du judaÏsme.

ISRAËL SHAHAK HISTORIEN ISRAELIEN
UNIVERSITE DE JERUSALEM

interview d'ISRAEL SHAHAK auprès du journal le soir de Bruxelles. LIRE D'URGENCE LE RACISME DE L'ETAT D'ISRAEL DU MEME AUTEUR

LE Nazisioniste mou crapaud peut aller faire son rôt la RESISTANCE ISLAMIQUE vaincra l'axe des malades mentaux AMERICO -NAZISIONISTES et c'est une évidence la tyrannie de 60ANS touche à sa fin.

j'ai réveillé le haineux

bisque bisque rage!!

t'étrangle pas le nazislamiste

ça risque pas mon nazisioniste pour ce qui est de la haine c'est un monopôle que je ne veux pas te disputer.

Les trois principaux députés de religion judaÏque Morris Motamed AVi Bachirki et Slomo Assadji du parlement de la République Islamique d'IRAN ont déclaré que les propos du président AHMADINEJAD sont l'entière vérité et qu'aujourd'hui le sionisme est le plus grand énnemi du judaïsme le peuple de Moïse ne peut par ses souffrances se solidariser avec un état qui tue les palestiniens à coup de canon et qui insulte par ses ignominies quotidiennes l'âme juive dans ce qu'elle a de plus profonde.

ina press ce jour

Et hop, voilà comment une note dérape de son projet initial et bascule dans l'échange d'insultes. Ca n'a pas été long.
Aucun intérêt de poursuivre, on va lire et relire ce qu'on a déjà lu mille fois sur ce blogue.

PMB, comme pour Sito vous aussi la vérité vous fait peur, dommage car le débat mériterait de votre part plus de réfléxion mise en mots, au lieu de vous bander les yeux, comme d'habitude sous nos latitudes, Falloujah a cité des historiens, des députés juifs d'accord avec ce qu'a dit le Président iranien, c'est pas rien tout de même, ne restons pas dans nos guerres de tranchées et réfléchissons.

Falloujah a raison de rapporter ces évidences. Il ne faut pas se voiler la face et surtout ne pas tomber dans la caricature qui consiste à traiter d' "antisémités" ou "racistes" ceux qui considère que le régime de Sharon crée de fait un système de type Apartheid dont les Palestiniens seront les victimes.

Le but de Sharon n'est pas la paix mais la disparition pure et simple du peuple palestinien. Sharon s'inscrit dans la ligne pure et dure de Ben Gourion c'est-à-dire du sionisme le plus radicale.

Quand bien même les Etats Arabes reconnaîtraient l'Etat d'Israel en Palestine Sharon de modifierait pas sa politique d'un iota. D'ailleurs la plupart des Etats Arabes ont déjà lâché cette cause ce qui fait que le peuple palestinien sont victimes à la fois de l'activisme des uns (sionistes israeliens soutenus pas les colons les plus extrémistes) et de la lâcheté de la plupart des Etats Arabes.

A ce rythme là le peuple palestinien passera dans la catégorie "pertes et profits" de l'histoire.

Je m'excuse pour mes propos horribles.
Le nazislamiste a complétement raison.
"Valentine" a raison, le président des nazislamistes iraniens n'a jamais appelé à exterminer hommes, femmes et enfants israéliens mais seulement à rayer Israel de la carte.
"Arg" a raison je vis dans une barricade de peur.
Je suis désolé je m'excuse auprés de vous tous pour mes propos mensongers, ignobles, injurieux.
Comme j'ai trop honte de toutes les insanités que j'ai prononcées jusqu'ici, je me retire du blog. Je ne reviendrais plus vous rabacher mes horreurs, mes aneries, ma mauvaise foi, mes insultes.
Je vous laisse avec falloujah, arg, valentine, etc, qui sauront vous parler avec vérité, justesse, profondeur de leurs idéaux magnifiques.
Pardonnez-moi pour tout.

Cher Sito, "Faute avouée est à demi pardonnée" ! A bientôt pour la deuxième mi-temps ?

Est-il normal de parasiter à longueur de temps un site où on a la chance de pouvoir lire les réflexions d'un journaliste courageux qui dit des choses justes qu'on n'a pas l'habitude de lire ailleurs ?

Les limites de l'infâmie, de l'horreur verbale et de la haine qui rend fou, sont dépassées depuis longtemps déjà.

ARG, bernard, falloujah, je n'ai jamais lu dans mon existence des horreurs et des saloperies comme celles que vous écrivez à longueur de journée sur ce blog, où il vous est facile de délirer et de ne jamais répondre aux interpellations qui vous sont adressées, vous êtes des robots cracheurs de haine !

On ne sait même plus comment s'exprimer avec vous, on a beau vous apporter des arguments, des preuves sur vos délires incessants, vous continuez à écrire des choses incroyables, la haine et la bêtise vous a rendus fous !

Vous n'en avez pas marre d'écrire vos saloperies ?
Vous n'en avez pas marre de raconter vos mensonges et de balancer vos calomnies ?
Que cherchez-vous au juste ?
Même dans les sites les plus extrémistes on ne lit pas des saloperies pareilles et un semblant de débat peut s'engager.
Pourquoi les choses se passent différemment ici ?

Oui, ARG, c'est VOTRE "vérité" qui me fait peur, elle est basée sur des délires et des mensonges qui me donnent envie de gerber.

Tout compte fait, je crois que sito a raison, nous n'avons rien à faire parmi des malades mentaux et nous n'avons plus rien à nous dire, alors profitez du vide qu'on vous laisse et surtout, continuez à vider votre folie haineuse qui relève, j'en suis sûr maintenant, de la psychiatrie !

Dommage, Alain Hertoghe, votre site était intéressant et vos articles formidables, il devient malheureusement infréquentable !
Lorsqu'on ose écrire que le fait de vouloir rayer un pays de la carte, ne veut pas dire qu'on veut tuer ses habitants relève de la folie pure !
Il n'y a plus rien à dire à ces cinglés !

A Arg :
"le débat mériterait de votre part plus de réfléxion mise en mots"
Mais je suis tout à fait d'accord pour réfléchir ! Sauf que sur ce blogue, on doit passer sur dix messages d'insultes, de délires, pour tomber sur une texte compréhensible, écrit dans le but de transmettre et non d'écraser ! La guerre de tranchée, elle est presque partout ici ! Et il est pratiquement impossible d'émettre un point de vue qui essaie de tenir compte de ce que vivent les uns et les autres au Moyen-Orient : on se fait mitrailler des deux côtés !

(Ceci est le courriel que je voulais vous envoyer. Or votre adresse e-mail est fausse. SI quelqu'un doit sortir de sa tranchée et ne pas avoir peur, c'est vous, non ?)

Mon cher Armand, il me semble que vous devriez vous reposer un peu. Prenez des vacances

CHER mathieu le mal élevé ne mérite que tu te rabaîsses à lui faire conseil.

@ Armand,

"""On ne sait même plus comment s'exprimer avec vous"""

C'est inutile de vous énerver, car c'est typique du style arabo-musulman totalement dépourvu de critères philosophique fiables, confondant l'usage exessif de vocabulaire, croyant faire preuve d'intelligeance, quand bien même leurs propos ne reflètent que la vacuité de leur idéologie, ne reposant que sur des formes d'intimidations intellectuelles destinées à influencer des illétrés quand ce n'est pas purement et simplement des analphabètes !

Nous avons ainsi comme exemple un système de réthorique éxtrèmement archaîque digne du moyenne âge, ne pouvant exprimer des idées simple qu'avec l'utilisation abusive d'un maximum de mots révélateur de sentiments de supériorité s'adressant à des gueux !!!

Ce n'est révélateur que de l'écart considérable de deux civilisations, et de leurs degrès de maturation !

Le savant ne pourra jamais compter les grains de sable de la dune, le sage oui.

Jaï vous être trop tendu, c'est pour celà que vous ne pouvez pas apprécier la prose de Falloujah, relaxez-vous, relisez le et vous verrez que vous vous trompiez!

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