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mercredi 31 août 2005

Jean-Pierre, reviens !

A J-8 au calendrier Villepin du retour de la confiance en France, la bonne petite nouvelle de la baisse du chômage durant le mois de juillet dernier ne pouvait mieux tomber pour l'ami Galouzeau ! Les communiqués de François Hollande, Bernard Thibault, François Bayrou, etc., félicitant le gouvernement pour cette rentrée sociale réussie, ne saurait tarder...

Mais rendons à César ce qui est à César ! Car aucune des mesures du plan emploi de Dominique de Villepin n'était en vigueur quand le marché du travail connaissait son embellie en juin et juillet. S'il faut féliciter quelqu'un, c'est Jean-Pierre Raffarin... Donc, bravo J. P. ! Votre successeur, un homme chevalersque s'il en est, n'oubliera certainement pas de louer votre action à l'occasion de sa conférence de presse de rentrée, ce 1er septembre...

P. S. : Cher Jean-Pierre, vous n'avez  bien sûr pas pris au sérieux mon appel à votre retour. Ce titre a juste pour but d'attirer l'attention du lecteur. Sans rancune.

mardi 30 août 2005

Leader Maximum

Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais je ne voudrais pas laisser l'université d'été d'Attac se terminer, ce mardi à Poitiers, sans apporter ma modeste contribution à la féroce bataille de pelochons qui s'y déroule.

Pour faire simple, Jacques Nikonoff, président, et Bernard Cassen, président d'honneur, font face à la fronde organisée de trois vice-présidents qui les accusent d'avoir "verrouillé et confisqué" le pouvoir. Ma bonne dame, est-ce bien possible dans un "mouvement d'éducation populaire" qui dénonce en permanence la manipulation des masses par les chantres de la "mondialisation libérale" ? Et cette bande des trois Iznogoud entend présenter un candidat pour devenir vizir à la place du vizir Nikonoff lors de l'assemblée générale du 11 décembre prochain. Leur credo ? Rendre le pouvoir à la base... Suspect, non ?

Très chers militants d'Attac, si je peux me permettre de donner mon avis, moi je ferais confiance à Bernard Cassen, l'homme qui a fait Jacques Nikonoff vizir. Je vous rappelle au passage que j'ai eu l'immense privilège de polémiquer avec lui par éditoriaux interposés sur Yahoo! durant la campagne référendaire européenne du printemps dernier. J'ai donc eu l'occasion d'apprécier son goût du débat démocratique...

Pourquoi suivre Bernard Cassen ? D'abord parce qu'Attac, c'est son bébé, son joujou ! Et, franchement, c'est un peu tôt pour déjà tuer le "petit père des altermondialistes"... Ensuite, Jacques Nikonoff, ancien membre des instances dirigeantes du PCF, c'est une valeur sûre pour combattre le capitalisme (pardon, la "mondialisation libérale"...).

Surtout, je vous recommande la lecture d'un petit article sur le "sous-commandant Cassen" dans l'hebdomadaire Le Point du jeudi 18 août. Le fondateur d'Attac y affirme par exemple que "Fidel est très populaire à Cuba" et que "s'il y avait une élection, il serait élu à 80%". Je me demande d'ailleurs pourquoi le dictateur des Caraïbes se prive d'un tel bonheur. En tout cas, avec Bernard Cassen, vous ne risquez pas d'être perverti par l'idéologie libérale et ses valeurs pseudo-démocratiques...

Enfin, n'oubliez pas que Bernard Cassen est le directeur général du Monde diplomatique, le mensuel tolérant avec les autocrates antiaméricains et intraitable avec les dirigeants occidentaux. Voilà donc un homme qui ne se laissera certainement pas corrompre par la démocratie bourgeoise et sa presse.

Alors, très chers militants d'Attac, ne faites pas le jeu de la "mondialisation libérale" et faites confiance, le 11 décembre prochain, à votre "président-fondateur d'honneur". Car lui seul sait ce qui est bon pour vous... :-)

lundi 29 août 2005

Abracadabra !

Soyons beau joueur ! Le premier ministre en a surpris plus d'un. Qui se serait attendu à autant de sobriété dans le discours, autant de modestie dans la méthode ? Pas l'auteur de ces lignes. En entrant à Matignon, Dominique Galouzeau de Villepin a sagement laissé le poète à la maison. Si l'Assurancetourix de la chiraquie pouvait durablement réprimer son penchant lyrique, tous les espoirs présidentiels lui seraient permis. Tout aussi surprenante a été la montée estivale de sa cote de popularité. Certes, les Français étaient heureux d'être en vacances, et plus heureux encore que les hommes politiques le soient. Mais qui aurait pensé, il y a trois mois, que près d'un Français sur deux se déclarerait, fin août, satisfait de l'action de Villepin ? Toujours pas l'auteur de ces lignes. Reste maintenant l'épineuse question des 100 jours et de la confiance retrouvée. L'échéance tombe le 8 septembre. Là, évidemment, cela va coincer… Quelle drôle d'idée a eu l'ami Galouzeau en se lançant un tel défi ! Mais, après tout, c'était son choix. Or, d'après le baromètre Ifop sur l'état d'esprit de l'opinion publique, publié ce dimanche par Ouest-France, la déprime est totale. A peine 30% des Français se déclarent optimistes pour l'avenir, deux fois moins qu'en janvier dernier. Et seulement 25% d'entre eux font confiance au gouvernement pour la lutte contre le chômage, son cheval de bataille. Plus que quelques jours à attendre pour découvrir les formules abracadabrantesques inventées par le premier ministre et ses griots pour prétendre que le contrat de confiance Villepin a été respecté...

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