La visite surprise de George W. Bush aux GI à Bagdad pour la fête de Thanksgiving met en avant un trait de caractère du président américain : la ténacité. En débarquant sans préavis dans la capitale du pays où ses soldats subissent quotidiennement attaques et attentats, Bush junior a évidemment fait un coup politique et médiatique. Mais il a surtout envoyé un message clair à son armée, son peuple et ses adversaires : je ne renonce pas dans l’adversité. Nous resterons jusqu’à ce que le travail soit fait, pas question de nous retirer devant une bande de voyous et d’assassins, a-t-il déclaré. Ses soldats et les Américains en général auront vu dans ce déplacement, risqué à leurs yeux, le témoignage de sa résolution. A ceux qui ont déclaré la guerre à l’Amérique, à ceux en Europe ou aux Etats-Unis qui dénoncent les dangers de sa politique, il annonce que rien ne le détournera de ses objectifs. Homme aux idées simples, George W. Bush se voit comme un président investi d’une mission depuis les attentats du 11 septembre 2001 contre son pays. Durant sa courte carrière politique, au Texas puis à Washington, il a toujours affiché beaucoup de pragmatisme pour contourner les obstacles rencontrés, jamais la tentation de renoncer. Même sa mère, persuadée que son plus jeune fils allait échouer, n’avait pas réussi à le décourager d’entrer en politique en briguant le poste de gouverneur texan. Pour le meilleur ou pour le pire, George W. Bush entend donc bien rester en Irak et… à la Maison Blanche.
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