Guerre terroriste
A Istanbul, jeudi dernier, les terroristes ont choisi leurs cibles et leur moment avec un précision diabolique. Au-delà des scènes d’horreur qui ont fait au moins 27 morts et plus de 450 blessés, ils ont frappé la Turquie, pays musulman mais Etat laïc, le consulat et une banque de la Grande-Bretagne, premier allié des Etats-Unis. Et cela au second jour de la visite de George Bush à Londres, alors même qu’il rencontrait Tony Blair et que les manifestants se préparaient à défiler contre la présence du président américain sur le sol britannique. L’unanime condamnation de la communauté internationale démontre que le message des terroristes a été reçu cinq sur cinq. Car, avec les attentats suicides contre deux synagogues d’Istanbul samedi dernier, les « ennemis » dont ils veulent la destruction sont à nouveau clairement désignés dans un sanglant raccourci : les juifs, les gouvernements musulmans, l’Occident. Depuis les premiers attentats attribués à Oussama ben Laden et son organisation Al-Qaïda, avant même les attaques du 11 septembre 2001 contre New York et Washington, les objectifs des terroristes islamistes sont restés les mêmes. Ils n’ont que faire des divisions et désaccords de la communauté internationale, sinon afin de les exploiter pour leur entreprise messianique et destructrice. Les dirigeants des pays démocratiques n’ont donc d’autre choix que de retrouver d’urgence le chemin d’une unité réelle et efficace pour affronter la guerre terroriste qui leur a été déclarée.
© La Croix

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